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Sortie nature

Samedi 6 mai 2017
de 16h à 18h

L’A.R.B.R.E vous convie à une sortie nature pour observer les oiseaux.

Yves animera cette sortie d’observation des oiseaux et des insectes dans la plaine de Beaulieu – Restinclières – Saussines.

©sibille pour A.R.B.R.E.

Lieu de rendez-vous  ici sur le plan Google Maps soit pour les GPS 43.7342550, 4.0279340 (quai à vendange, en face de l’ancienne station de lagunage de Beaulieu).

Nous nous rendrons ensuite en voiture, jusqu’au lieu d’observation situé à quelques kilomètres.

Pour la bonne organisation merci de confirmer votre participation et d’être à l’heure pour ne pas manquer le départ.

Cette sortie est gratuite pour tous les adhérents.

Sortie nature

Découverte des amphibiens dans les mares de la carrière du génie à Beaulieu (34)

Samedi 1er avril 2017 de 18h30 à 21h30

Emmenés par Jérémy Jalabert et Karline Martorell, tous deux naturalistes et fins connaisseurs des grenouilles, crapauds, tritons et oiseaux nocturnes, une vingtaine d’adultes et 10 enfants, munis d’écouteurs mis à disposition par le projet Floris’Tic, ont cheminé du parking du théâtre des carrières jusqu’aux mares de la carrière du génie pour découvrir plusieurs espèces d’amphibiens. La météo est clémente en cette fin d’après-midi après les pluies des derniers jours (30 mm la nuit dernière et 50 à 60 mm pendant la semaine). L’eau dans les mares est claire. Tout au long du parcours et au bord des mares, Jérémy fournit des explications sur ce milieu très particulier, dépourvu de prédateurs (poissons) et donc propice à la reproduction de 6 à 7 espèces d’amphibiens localement.

Karline distribue quelques exemplaires d’une documentation papier sur les critères d’identification, l’habitat, la carte de répartition des amphibiens à laquelle on pourra se reporter tout au long de la soirée et qui sera mise en ligne sur le blog de l’association.

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Jérémy rappelle les deux cycles de vie des batraciens, dans l’eau d’abord pour leur reproduction puis sur la terre ferme pour le reste de leur activité annuelle (hivernage, alimentation, dispersion).

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Pendant la période de reproduction, au printemps et à l’automne, les mares sont très sonores à la tombée de la nuit avec les chants des mâles. Nous le découvrirons un peu plus tard après le coucher du soleil. On identifie chaque espèce à son chant.

Karline rappelle la nécessité de respecter ce milieu aquatique garni de plantes et de veiller à ne pas détruire le micro-habitat. On capture avec les épuisettes et on relâche en prenant la précaution d’humecter les amphibiens qui respirent par la peau et les poumons.

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Capture de têtards

La première prise est un Pélodyte ponctué qui a un développement larvaire rapide en milieu méditerranéen : la métamorphose s’effectue entre un mois et deux mois et demi pour sortir de l’eau alors que pour d’autres espèces il faut de 4 à 6 mois. La deuxième prise concerne un Triton palmé qui a atteint sa taille adulte. C’est une femelle. Il se différencie de la grenouille par la présence d’une queue.

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Pélodyte ponctué

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Triton palmé

Jérémy nous montre une ponte de pélodyte sur une petite branche dans l’eau. Les têtards jouent le rôle d’épurateurs de la mare en se nourrissant de micro-sédiments et d’algues. Ils vont grossir et se disperser. Une femelle peut faire plusieurs pontes contenant entre 50 à près de 400 œufs.

Il répond à une question concernant la présence de grenouilles à proximité des piscines. Il indique que les grenouilles n’aiment pas le chlore. Leur présence s’observe plutôt pendant la période d’hivernage des piscines (surtout pour la Rainette méridionale). Elles se déplacent, en fonction des espèces, par bonds de 20 à 50 cm de hauteur, et sur une longueur de dizaine de centimètres à près de un mètre.

Il est aussi question d’une espèce particulière –le Discoglosse peint-, relativement polymorphe, originaire d’Afrique du Nord et de Sicile et échappé d’un laboratoire de Banyuls s/mer probablement à la fin du 19ème siècle. Depuis on l’a observé dans l’Aude, et dans l’Hérault jusqu’au nord de Montpellier. Un autre participant évoque la Grenouille taureau, d’origine américaine et présente essentiellement en Aquitaine, qui pose des problèmes aux espèces d’amphibiens locales.

Le Crapaud commun, trapu et venimeux, a besoin de plus d’eau d’où sa présence dans les rivières. Ses têtards sont toxiques pour les poissons. La grenouille a la peau lisse. On observe des croisements entre espèces proches (Grenouille rieuse et Grenouille de Pérez donnant un hybride viable : la Grenouille de Graf ; mais pas entre crapaud et grenouille). La Grenouille rieuse, très présente dans les mares de Beaulieu, a été introduite il y a longtemps de manière ponctuelle dans la région et a réussi à s’hybrider avec les grenouilles locales. Les grenouilles vertes de notre région constituent un cas d’hybridation parfait.

Le soleil s’est couché. On commence à entendre le chant du Pélodyte ponctué et de la Rainette. Certaines espèces ne chantent que sous l’eau, d’autres chantent en tous lieux, pour la plupart à la surface de l’eau ou aux abords des mares et autres pièces d’eau. Selon les espèces les batraciens disposent d’un « sac vocal » externe ou interne. La Grenouille rieuse chante le jour et davantage la nuit.

Nous avons rapidement droit à un véritable concert provenant des différentes mares. Cela valait le coup de patienter. Les enfants encore présents sur le site se font une joie de partir à la recherche des petits occupants des mares.

Jérémy part à la pêche et capture une Rainette, un Pélodyte ponctué, un Crapaud calamite (un mâle identifié par deux petites tâches – appelées « callosités nuptiales » – sur ses doigts) et enfin la star du lieu : un Triton marbré (un mâle) magnifique !

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Rainette mâle

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Crapaud calamite

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Pélodyte ponctué

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Triton marbré

Il est 21h30 quand nous prenons le chemin du retour au parking.

Merci à Jérémy et à Karline pour les nombreuses explications fournies tout à fait accessibles à des profanes et à Yves pour nous avoir fourni des écouteurs très efficaces.

Compte-rendu rédigé par Régine Paris avec l’aimable relecture de Jérémy

Karline et Jérémie ont fait un document de synthèse qui nous permet d’identifier les différentes espèces. Vous pouvez le consulter sur ce lien : Identifier les amphibiens de Beaulieu.

Nous partageons quelques arrêts sur image pour le souvenir d’un bon moment passé ensemble à découvrir notre milieu naturel local et le respect du biotope.

La sortie « Grenouilles » du 29/10/2016

Sortie nature

Découverte des batraciens

Une nouvelle sortie nature «à la découverte des batraciens» aura lieu samedi 1er Avril à 18h30 dans les carrières de Beaulieu.

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La soirée est ouverte à toutes et à tous et sera encadrée par Karline Martorell et Jérémy Jalabert, tous deux naturalistes et fins connaisseurs des grenouilles, crapauds, tritons et oiseaux nocturnes.

GPS du lieu de RDV : 43°43’15.8″N 4°01’08.5″E (ou ici sur map Google).
La barrière d’accès au parking du Théâtre des Carrières sera ouverte.
Prévoir des chaussures adaptées au terrain, et une lampe de poche ou frontale peut être utile en fin de journée.

Sortie nature

Sortie grenouilles – samedi 29 octobre 2016 – Carrière du génie

Vers 18h45, encadrés par deux spécialistes des batraciens, Karline et Jérémy, le groupe composé d’une vingtaine de personnes dont sept enfants, s’est dirigé vers la carrière du génie, équipé par Yves de récepteurs audio pour profiter des commentaires sur place.

Arrivés à proximité de la carrière ce fut l’étonnement de découvrir la présence de trois quads, dont les pétarades avaient sans doute provoqué l’altération des quelques pièces d’eau exploitables par les amphibiens ! Après quelques échanges un peu acides et un démarrage bruyant des intrus, nous avons persévéré pour tenter de découvrir quelques occupants discrets des mares nées des pluies abondantes de ces dernières semaines. Nous avons pu ainsi entendre un bref chant de Rainette méridionale à la recherche de sa dulcinée et puis plus rien. La nuit était tombée. Equipés de lampes, nous avons cheminé sans bruit pour tenter de découvrir les petits habitants de ce lieu unique.

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Rainette méridionale ©K Martorel

A intervalles réguliers, Karline et Jérémy nous montraient des images des différentes espèces de grenouilles et crapauds familiers des lieux comme la Rainette méridionale de couleur verte avec parfois des variations de marron, le Crapaud calamite reconnaissable à sa ligne verte sur le dos et à son œil également vert, la Grenouille rieuse très abondante et plus trapue mesurant 10 cm et plus, le Triton marbré de couleur verte et noire avec une ligne orange sur le dos, le Triton palmé, qui tient son nom de la palmure très marquée chez le mâle, et le Pélobate cultripède, espèce plutôt rare en région.

Chemin faisant ils nous expliquaient que certains des amphibiens de la région peuvent se reproduire deux fois par an – au printemps et à l’automne – grâce à la douceur du climat et à condition de trouver un point d’eau. Les œufs sont alors déposés dans l’eau pour permettre aux têtards d’éclore dans un milieu aquatique où ils se développeront jusqu’à leur dispersion, sur terre. La ponte terminée les adultes rejoignent la terre ferme, notamment pour effectuer des migrations pré et postnuptiales ou encore pour leur hivernage. Ainsi les batraciens adultes ont d’une manière générale deux cycles de vie : une phase aquatique et une phase terrestre où ils se dispersent pour assurer le flux génétique, à la recherche d’autres points d’eau. De leur côté les têtards poursuivront leur croissance durant quelques semaines voire quelques mois selon les espèces. Certaines espèces comme le Pélodyte ponctué ou encore le Crapaud calamite sont caractéristiques des milieux pionniers et se développent plus vite.

La majorité des espèces désertent les mares avec poissons, ceux-ci prédatant les pontes et têtards. Toutefois, certaines espèces communes, telles que le Crapaud commun et la Grenouille rieuse ont su s’adapter : les têtards sécrètent des toxines dissuadant ainsi les poissons.

Tous les amphibiens (crapauds, grenouilles, tritons et salamandres) ont un régime alimentaire similaire. Ils se nourrissent d’insectes aquatiques, et notamment les larves des moustiques.

Ils respirent par la peau principalement, ce qui les expose aux risques de la pollution.

Au fil de notre observation nocturne nous avons découvert dans une minuscule mare quelques têtards de Pélodyte ponctué. Une petite fille a pu en récupérer trois dans une boîte. Elle pourra les conserver quelques jours avant de les remettre dans la mare.

Karline et Jérémy soulignent le fait que les mares de Beaulieu possèdent une importante richesse batrachologique. Rares sont les points d’eau avec autant d’espèces et qui plus est avec du Triton marbré et du Pélobate cultripède qui représentent deux espèces à enjeux en région.

La visite terminée, nous nous sommes donné rendez-vous au printemps pour de nouvelles découvertes.

Merci à Karline et Jérémy qui en dépit des intrus trouvés sur les lieux ont su nous intéresser au petit peuple des mares.

Régine Paris avec la relecture attentive de Jérémy Jalabert 🙂

 

Sortie nature

Découverte des batraciens

Samedi 29 octobre à 18h30 l‘association ARBRE vous propose une nouvelle sortie nature :
«à la découverte des batraciens» dans les carrières de Beaulieu.
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  Rainette méridionale

La soirée est ouverte à toutes et à tous et sera encadrée par Karline Martorell et Jérémy Jalabert, tous deux naturalistes et fins connaisseurs des grenouilles, crapauds et oiseaux nocturnes.

GPS du lieu de RDV : 43°43’15.8″N 4°01’08.5″E (ou ici sur map Google) près du mur en pierres sèches construit pour la Fête de la pierre (la barrière d’accès au chemin du Théâtre des Carrières sera ouverte).
Prévoir des chaussures adaptées au terrain. Une lampe de poche ou frontale peut être utile en fin de journée.

Sortie nature

Sortie botanique

Cette promenade conduite par Yves Caraglio, botaniste, en complément de l’inauguration du nouveau quartier du Renard a attiré une petite trentaine de personnes dont 8 enfants. Le rendez-vous était fixé samedi 15 octobre 2016 à 17h la hauteur du nouveau rond-point sur la D 118.

On emprunte un ancien chemin des carrières en direction de Restinclières et passons à côté d’un bassin de rétention qui collecte les eaux pluviales, à l’emplacement d’une ancienne parcelle cultivée plutôt riche. Au point bas on procède au recollement de l’eau, un « ourlet » permet de conserver l’eau qui va s’écouler lentement. Nous sommes sur un sol remanié sur lequel des plantes s’installent.

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Yves nous fait sentir une fleur jaune, la fausse roquette (un Diplotaxis), de la famille du radis et de la moutarde. Elle dure quelques mois et se ressème, creuse le sol avec sa racine et le fait éclater. Il nous montre une autre plante originaire d’Amérique du nord, proche de l’épinard et qui a tendance à envahir.

Le chiendent, de la famille du blé, empêche l’érosion. Il tient le sol et le colonise. Il est vert quand il pleut et jaune quand il fait sec. L’herbe à chat ou cetaria, de la famille du blé, colonise bien aussi. Elle possède une sorte de velcros sur toutes ses faces. Toutes ces plantes font « sale » mais il ne faut pas forcément les arracher car quand elles meurent et elles constituent de la matière organique. Une autre plante de la famille des gueules de loup est semi-parasite.

Chemin faisant, Yves nous montre une plante de la famille des myosotis qui se décompose au froid et à la pluie et dont les fleurs passent du bleu au rose. Il attire notre attention sur le fait que nous sommes dans un paysage de garrigue (nom d’un chêne en occitan, le Garric), ouvert et pas très haut et sans recouvrement total du sol. Dans la garrigue on trouve le chêne kermès qui produit de très beaux glands qui mettent deux ans à pousser et cet arbuste a la faculté de bien repousser après un incendie. Il se différencie du chêne vert à feuilles persistantes et dont le dessous des feuilles est blanc. Plus loin Yves nous montrera une plante parasite du chêne vert, l’osiris, de la famille du bois de santal, et qui produit des baies rouges. Le pistachier térébinthe a beaucoup d’odeur, produit des baies roses et constitue un « bon combustible » pour les incendies. Le cornouiller sanguin se présente en petit buisson et comme son nom l’indique il passe du vert au rouge à l’automne. Ses baies ne doivent pas être consommées. On ne peut ignorer la salsepareille, plante épineuse sur les tiges qui s’accroche partout et produit de belles grappes de fruits rouges.

Yves s’attarde sur le lichen constitué d’un champignon et de bactéries qui s’installe sur du sédiment (calcaire coquiller dans notre région) et sur les arbres. Il est tendre et poreux et souple après la pluie. Il participe à la dégradation de la roche. Il y a une sorte de symbiose : les deux organismes s’associent pour réussir.

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Les promeneurs apprécient l’odeur de la sariette et du thym, la première fleurissant plus souvent que la seconde (printemps et fin d’été).

L’incendie qui est un élément fort de la région méditerranéenne existait aussi quand l’homme était encore peu présent, on a pu retrouver des traces d’incendie qui remontent à 30 000 voire 40 000 ans Sur le chemin on observe des traces plus récentes : celles des charrettes et des sabots des chevaux qui transportaient les blocs de pierre jusque dans les années 1950.

Nous sommes sur la limite entre Beaulieu et Restinclières et pouvons admirer une capitelle reconstituée par le propriétaire des lieux et qui autrefois constituait un abri pour les bergers. Ce petit bâti sera au programme de la soirée Regards croisés le samedi 5 novembre.

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Nous opérons un virage à gauche sur un sentier bordé de murets constitués de pierres horizontales et verticales pour empêcher les moutons de les détruire. Avec la fin du pastoralisme ces murets ne sont plus entretenus et ont tendance à disparaître.

Yves nous fait découvrir le genêt scorpion, une plante sans feuilles de la famille du petit pois, qui produit des fleurs jaunes et qui pique …

A proximité d’une ligne électrique nous pouvons admirer des chênes blancs à feuilles caduques. Cet arbre préfère les terrains humides et est plus efficace l’été que le chêne vert. Le défrichage à proximité des lignes électriques et la fin du pastoralisme ont porté un coup dur à l’habitat des oiseaux.

En poursuivant notre balade, Yves attire notre attention sur l’asperge puis sur une petite liane de la famille du laurier rose très toxique (le Dompte venin), puis une plante à latex une Euphorbe de la famille de l’Hévéa qui fournit le Caoutchouc. Concernant le lierre qui enserre des arbres, Yves nous explique qu’il est seulement gênant pour les plantes qui ont du mal à pousser. Ses racines crampons restent en surface.

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Sur interrogation d’un promeneur, Yves nous parle de la « guéguerre » que se livrent le pin d’Alep et le chêne vert qui sont tous deux des espèces méditerranéennes. Le pin d’Alep peut vivre 100 à 200 ans et a la faculté de repousser très vite après un incendie. Il nous parle aussi du pin pignon connu depuis l’antiquité. A cette époque, les autres pins étaient appelés « sylvestres » (ceux de la forêt).

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Pour terminer la promenade car le jour baisse, Yves nous montre une « déchetterie » des fourmis où tout est recyclable avec un substrat très aéré. S’ensuit une description minutieuse du vol nuptial des fourmis adultes volantes qui laisse plus d’un(e) promeneur(euse) perplexe !

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Il est 18h30, nous rejoignons notre point de départ.

Merci à Yves pour toutes ces explications en contact direct avec la nature.

Prochain rendez-vous avec les grenouilles…

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