Archives de Catégorie: 5-Conférences & débats

L’eau

Richesse et caprices de l’eau

Du 16 au 21 novembre 2020

Pour cette 8e édition de Regards croisés l’Association Restinclières Beaulieu pour le Respect de l’Environnement (A.R.B.R.E) vous propose de découvrir la richesse et les caprices de l’eau.

Toute la semaine du 16 au 21 novembre, des EXPOSITIONS sur la thématique de l’eau, prêtées par la Maison Départementale de l’Environnement (MDE), seront visibles à la Maison pour Tous (MPT) de Restinclières, et à la salle du Pic Saint-Loup à Beaulieu lors de la soirée débat.


Le mercredi 18 novembre les enfants de 6 à 12 ans pourront participer à l’atelier animé par Ludovic Cases du Symbo (syndicat mixte du bassin de l’Or). Deux groupes de 20 enfants ont ainsi rendez-vous sur inscription à la Maison pour Tous (MPT) de Restinclières, le matin ou l’après-midi :

Atelier du MATIN 9 h 30 à 12 h (20 places)
INSCRIPTION
ou
Atelier de l’APRÈS-MIDI 14 h à 16 h 30 (20 places)
INSCRIPTION

1re partie (45 mn) :
• Manipulation et discussion autour de la maquette du bassin de l’Or
• Expérience : fabrication d’eau saumâtre avec différents degrés de salinité (ruisseau, étang, mer)
• Info ou expérience sur la fabrication d’une lessive naturelle –si les horaires le permettent

2nd partie (1h30) :
• Sortie près du ruisseau du Mas de Lauriol : captures de « petites bêtes » dans le ruisseau, identification, classification, discussion sur leurs modes respiratoires et notion de chaine alimentaire. La séance se conclura par la détermination de la qualité pollution de l’eau du ruisseau du Mas de Lauriol grâce aux invertébrés observés…


Le samedi 21 novembre SOIRÉE DÉBAT pour clore cette semaine, dans la salle municipale de l’Esplanade du Pic Saint-Loup à Beaulieu à 18 h :

Frédéric Léone, géographe spécialisé en catastrophe et risques naturels, professeur des universités, interviendra sur « Vivre et s’adapter dans les zones inondables ».
Photo d’un épisode cévenol <– crue en 09/2002, route de Sommières à Boisseron.

Yves Caraglio, botaniste et chercheur au CNRS interviendra sur « L’adaptation du vivant au manque d’eau ».
Photo de la garrigue par temps sec (climat méditerranéen).


La conférence-débat sera suivie d’un buffet partagé (nouveauté 2020) autour de l’exposition en place.

Soirée Conférences-débat autour de l’Arbre fruitier

Samedi 16 novembre 2019

La soirée se déroule au Foyer de Beaulieu mis à disposition par la commune. La salle a été décorée avec des panneaux prêtés par la Maison Départementale de L’Environnement (MDE) (Prades-le-Lez) et des panneaux photographiques présentant les dessins réalisés par les enfants des écoles de Beaulieu et Restinclières dans le cadre du projet Arbopolis, une recherche scientifique menée par l’Institut de Recherche et Développement (IRD) de Montpellier sur la représentation qu’ont les enfants de notre région des arbres fruitiers et particulièrement du figuier Des fruits exotiques sont présentés sur deux tables pour aiguiser la curiosité du public composé d’une cinquantaine de personnes.

Jacqueline Taillandier, la nouvelle présidente de l’association A.R.B.R.E qui a succédé à Jean-Pierre Fels, le fondateur, disparu le 14 février dernier, souhaite la bienvenue à tous les participants et rappelle les différentes activités de l’A.R.B.R.E : des animations dans les écoles des deux communes, des sorties nature (fleurs, oiseaux, batraciens), l’opération annuelle Nettoyons la nature, des plantations dans le cadre d’Une naissance-un arbre (UNA) et la création d’un sentier botanique dans les carrières de Beaulieu.

Yves Caraglio, chercheur au CIRAD et conseiller scientifique de l’association, présente les deux intervenants de la soirée, Jérôme Duminil, chercheur à l’IRD, qui parlera de la domestication des arbres fruitiers et Brigitte Favre, historienne de l’art, qui évoquera la représentation artistique des arbres fruitiers. Nous terminerons la soirée avec des réponses la question : Que mange-t-on dans le fruit ? Sujet traité par Yves Caraglio.


La domestication

des arbres fruitiers

– Jérôme Duminil

A l’aide d’un diaporama, Jérôme Duminil nous présente un historique des différents moyens mis en œuvre pour apprivoiser et développer la culture des arbres fruitiers. Il nous parle de diversité génétique à la manière des races humaines et de diversité spécifique (les animaux, les végétaux). Il tente, avec la prudence du chercheur,  de nous expliquer d’où viennent les fruits cultivés que nous consommons quotidiennement.

Il y a quelques 300 000 ans avant Jésus-Christ il y avait des chasseurs-cueilleurs. Avec la révolution néolithique (- 10 000 avant notre ère) et la sédentarisation des populations, on assiste au développement de l’agriculture et à la création des premiers centres de domestication dans le Croissant fertile, en Chine, en Nouvelle-Guinée, au Mexique.

Pour retracer l’histoire de la domestication des espèces, on fait appel à plusieurs disciplines :

  • La botanique.
  • L’archéologie (restes archéo-botaniques).
  • L’iconographie.
  • La linguistique (études à partir de la racine des mots).
  • La littérature : on remonte à – 3 000 en Mésopotamie qui voit les débuts de l’écriture.
  • La génétique, avec l’étude de l’ADN.

Le vase d’Uruk (-3000/-3500 av. J.C.) atteste que les fruits étaient cultivés/utilisés. Les premières plantes cultivées annuellement étaient des céréales. La sédentarisation de l’homme favorise la multiplication des modes de reproduction.

Comme passe-t-on du fruit sauvage au fruit cultivé ? C’est le résultat de plusieurs passages :

  • de l’allo-fécondation à l’autofécondation, de deux individus (mâle et femelle) à un individu.
  • une floraison/fructification régulière.
  • une période de fructification plus longue/décalée dans le temps.
  • des fruits plus gros, plus nombreux, meilleurs.
  • développement de la parthénocarpie : apparition du fruit sans fécondation.

On obtient :

  • Des plantes annuelles (céréales, légumineuses) : la tomate est obtenue par autofécondation. En récoltant les graines, on retrouve la variété initiale.
  • Des plantes pérennes comme les arbres fruitiers.

Que planter pour obtenir de bons fruits ? –  L’invention de la greffe. 

Les premières espèces domestiquées apparaissent en Mésopotamie avec le palmier dattier et l’olivier. Le grenadier dispose d’une aire naturelle autour de la mer Caspienne où il est cultivé depuis 5000 ans et 1500 ans en Egypte. Il y a aussi l’aide des échanges commerciaux (la route de la soie, les échanges avec le Moyen-Orient -poire, coing, néflier-, l’Orient (citron, amandier, abricotier, cerisier) ainsi que les explorations maritimes.

Jérôme Duminil nous parle plus spécifiquement de la domestication du pommier et du bananier.

La domestication du pommier nécessite une greffe. La pomme est le troisième fruit le plus consommé au monde avec 69 millions de tonnes/an et 11 000 variétés dont les plus connues sont la golden, la gala… La pomme sauvage est grosse comme une pièce de 2 € avec un diamètre de l’ordre de 20 à 27 mm. On a retrouvé des restes de pomme qui remontaient à la fin du troisième millénaire av. J.C. C’est néanmoins une culture tardive avec une description de Théophraste qui remonte au Vème-IVème siècles av. J.C. Le pommier a été propagé par les Grecs et les Romains. On dénombre quatre espèces sauvages au Kazakhstan, en Asie centrale (malus sieversii). Le séquençage génétique confirme que c’est l’espèce originelle. 

Comment est-on passé du pommier sauvage au pommier domestiqué ? En 2012 on a acquis des données ADN supplémentaires. Qu’a reçu le pommier domestique des espèces sauvages ? On retrouve environ 26% d’ADN du pommier sauvage qui était peu goûteux.


Le bananier sauvage est une herbe géante qui se propage rapidement. Nous disposons de données archéologiques (pollen, graines), linguistiques et génétiques. 100 millions de tonnes sont consommées par an dans le monde, ce qui représente un marché de 5 milliards de dollars. L’Ouganda est le premier consommateur. Les bananes sauvages viennent de Nouvelle-Guinée. On assiste à un croisement parthénocarpique, sans fécondation. La mise en culture remonterait à -4 500 ans av. J.C. -à la même période que le pommier- et au Cameroun à –  2 500 ans.

Sur le plan linguistique, la plante migre avec son nom puis après propagation, il y a souvent une modification du nom. 

En conclusion, la banane sauvage est peu goûteuse. Les croisements ont permis la création de formes comestibles. La parthénocarpie a  favorisé sa propagation.

Le projet Arbopolis mené notamment dans les écoles de Beaulieu et Restinclières était conduit parallèlement dans des écoles du Cameroun et concernait le safoutier très répandu en Afrique centrale dans la forêt tropicale humide. Son fuit –le safou- ressemble à l’avocat. Il est récolté par les enfants et vendu en tas sur le marché. Il peut se consommer grillé avec la banane plantin. A ce jour on n’a aucune idée de sa domestication (où ? quand ? par qui ? dans quelles circonstances ?).


Avant de passer à la deuxième partie de la soirée, Yves Caraglio propose au public de se rendre dimanche matin à la bibliothèque de Restinclières pour découvrir l’exposition sur la diversité des fruits ainsi que deux petits films confectionnés avec des dessins d’enfants sur le figuier et les abeilles.


Représentation artistique

de l’arbre fruitier

Il donne la parole à Brigitte Favre, historienne de l’art, à qui il a été demandé d’évoquer la représentation artistique de l’arbre fruitier. L’exercice va se révéler difficile dans la mesure où ce motif est peu représenté. L’arbre est traditionnellement symbolisé par une verticale reliant la terre (les racines) au ciel, soit l’axe du monde. Il est présent depuis longtemps sur des tablettes. On y ajoute fréquemment des oiseaux mais aussi d’autres animaux. L’arbre de vie diffère selon les civilisations. A Teotihuacán au Mexique, l’aigle aurait déterminé l’emplacement du site. 

L’arbre est souvent associé à l’eau, une source sacrée par exemple. Il peut porter des fruits auxquels on ne s’attend pas, comme chez les Celtes.

Avec une fresque égyptienne qui remonterait au 13ème siècle av. J.C. l’intervenante  évoque une des plus anciennes représentations de l’arbre fruitier. On y voit de l’eau, des arbres fruitiers comme le palmier dattier, des personnages cultivant la terre. Dans l’au-delà les défunts peuvent faire appel à des serviteurs miniatures. Cette fresque présente deux défunts de profil –selon le meilleur angle possible-.

A l’époque romaine, on trouve la représentation de jardins avec des arbres fruitiers comme dans la fresque de la Maison du bracelet d’or à Pompéi, des statues, des fontaines, des oiseaux, des petits fruits.  

Fresque de la Maison du bracelet d’or à Pompéi. (© Stéphane Compoint)

Idem pour la bible de Saint-Bidero du Xème siècle conservée dans la cathédrale de León en Espagne. 

Après l’Empire romain, on constate une perte de capacités techniques. Les représentations artistiques ont pour but d’asseoir la puissance de l’Eglise. On retrouve néanmoins l’arbre de vie dans les manuscrits sacrés avec des animaux au pied des arbres et de grandes influences orientales.

La symbolique des jardins évolue au Moyen-Age. Les jardins clos –jardins d’amour- représentent le paradis terrestre en miniature.

Avec Jérôme Bosch, les représentations évoluent. C’est un peintre extraordinaire pour son époque et son milieu artistique, originaire du nord de l’Europe. Cf. les grands triptyques que l’on peut voir au musée du Prado à Madrid ou à l’Escurial. Le jardin des délices (220 x 386 cm). Le panneau de gauche représente le paradis terrestre. On y voit une sorte de  cactus, un lapin (la luxure) mais pas de représentation de fruits sauf dans le panneau central, des sortes de baies, peut-être des fraises ? Le pommier est très stylisé avec le serpent. Au-dessus, Dieu et le combat des anges. Il y a eu une récupération par la bible d’éléments existants. 

source image : comprendrelapeinture.com/le-jardin-des-delices-jerome-bosch

A la même époque, Le Printemps (203×314 cm) de Botticelli est rempli de symboles. Le peintre a travaillé pour les Médicis notamment dans les palais à Florence. Les personnages sont quasiment grandeur nature. On peut voir des fruits dans le haut de la toile et des fleurs dans le bas. Au centre, Flore, puis les trois grâces. Mercure/Hermès écarte les nuées avec un caducée (bâton entouré de deux serpents) qui illustre la concorde à Florence. Si les fleurs sont bien identifiées, il n’en est pas de même des fruits. Ce ne sont pas des oranges et nous sommes au printemps ? Tout est beau et accueillant.

Source image : wikipedia.org/wiki/Le_Printemps_(Botticelli)

Début XVIème siècle, Michel-Ange peint le plafond de la chapelle Sixtine. Deux observations : il nie la surface et il n’y a pas de plafond mais un ciel ouvert. Dans chaque compartiment, Michel- Ange a peint une scène biblique. Les corps sont musclés, les rendus anatomiques sont ceux du sculpteur. L’artiste est venu à Rome à reculons à la demande du pape. Il y est resté quatre ans. L’arbre représenté est-il un pommier ?

Source image : wikipedia.org/wiki/Plafond_de_la_chapelle_Sixtine

Nous avons donc toujours peu de représentations de l’arbre fruitier.

Fin XVIIème-début XVIIIème s. on peut voir avec Oudry un oranger en fleurs dans un beau vase. L’oranger est alors considéré comme un bien précieux. C’est l’époque de la construction des orangeries comme à Versailles.

C’est plus facile avec les Impressionnistes –Monet, Sisley, Pissarro. Première exposition en 1874. Le tableau Jardin potager (65×81 cm) peint en 1877 par Camille Pissarro  est visible au musée d’Orsay. Les peintres sortaient et peignaient sur le motif grâce à l’invention du tube de peinture. Le développement des moyens de communication –le train- favorisait les déplacements. Ils devaient travailler vite pour obtenir la touche fractionnée. Auparavant les peintres réalistes travaillaient en atelier. L’invention de la photographie dans les années 1830 (Nadar) a permis une approche de la nature plus sensible. Les artistes peignent des arbres en fleurs. On dénote le frémissement de la surface. Mais subsiste un problème plastique entre le peintre et le fruit, cf. Le poirier d’Angleterre de Renoir (1873). 

Avec du recul, c’est vibrant. Le sujet préféré des Impressionnistes, c’est un personnage intégré dans un paysage, à la différence de Courbet. Dans La Seine à Bougival de Sisley, on sent le vent. On a une impression de vie. Printemps.Pruniers en fleurs (1877) de Pissarro : on peut toujours indiquer la saison et l’heure. Avec un très grand ciel, on n’est pas loin de midi.

The Orchard’, 1879, (1939). ‘Jardin potager à l’Hermitage. Pontoise’. Kitchen garden at the Hermitage, Pontoise, northern France. Painting in the Musée d’Orsay, Paris. From « Camille Pissarro », by John Rewald. [Collins, London, 1939] Artist Camille Pissarro. (Photo by Print Collector/Getty Images)
Le Poirier d’Angleterre. 1873. Auguste Renoir – source image : https://lacadutadeglidei.files.wordpress.com
La Seine à Bougival. Sisley. 1873 – Source image : www.wikiart.org
Printemps.Pruniers en fleurs (1877) Pissarro – Source image : art-prints-on-demand.com

Nous abordons les post-impressionnistes avec Van Gogh : Branche fleurie d’amandier (1890) peint quand le peintre était hospitalisé à Saint-Rémy de Provence. On  découvre l’influence des estampes japonaises. Les artistes peuvent peindre des séries : des meules de foin, des peupliers le matin, le midi… Un détail peut occuper la surface. Les impressionnistes ont été fascinés par la lumière.

Van Gogh : Branche fleurie d’amandier (source image Pinterest)

Okusaï : Branche de cerisier au musée Caumont à Aix en Provence. Van Gogh a peint les Alpilles avec une touche fractionnée très divisée, des arbres tourmentés comme les oliviers. 

Le Vieil olivier (72 x 60 cm) de Félix Vallotton, peintre nabi (1922). Le tronc de l’olivier est fendu en deux. Très belle mise en scène. 

En conclusion, Brigitte Favre recommande l’exposition Nous les Arbres à la Fondation Cartier à Paris, prolongée jusqu’au 5 janvier 2020. On peut y découvrir des œuvres de Fabrice Ibert (57 ans). C’est un artiste intéressant, normand d’origine, qui plante des arbres.


Que mange-t-on dans le fruit ?

Une rapide présentation de la fleur et de son devenir nous sont présentés par Yves Caraglio, botaniste au Cirad. 
Le pistil de la fleur donne naissance au fruit et les graines sont contenues dans le fruit. Il nous montre comment les différentes parties du pistil ou de la fleur se transforme pour former différents types de fruit telle la baie dans laquelle le pistil devient tout charnu et juteux comme chez le grain de raisin (les pépins sont les graines, l’orange est aussi une baie, mais dont la partie juteuse est constituée par des centaines de poils gorgés de liquide sucré. La drupe provient de la transformation du pistil en une partie charnue plus ou moins épaisse et en une partie épaisse et interne très dure qui forme le noyau à l’intérieur duquel se trouve la graine. C’est le cas de la cerise, de l’abricot mais aussi de l’amande qui s’ouvre en se desséchant laissant voir le noyau contenant la graine (l’amande !).

Pour beaucoup de fruits, les apparences et encore plus les dénominations courantes sont trompeuses, c’est dans cet esprit qu’Yves Caraglio nous fait découvrir les secrets de la pomme, de la fraise, de la figue, de l’ananas et plein d’autres encore.

Les conférences terminées, le public est invité à partager le pot de l’amitié et à découvrir/redécouvrir l’exposition installée au fond de la salle avec aussi la présentation de quelques fruits exotiques (pitaya, melano, goyave, maracuja, longan, papaye, noix de coco, noix de cola, physalis, prune de Cythère, safou, ananas) qu’Yves Caraglio commente abondamment.

La diversité des fruits

7e édition Regards Croisés

Exposition

À partir du lundi 12 novembre l’association « Les amis de la bibliothèque » a ouvert les portes de la bibliothèque de Restinclières pour faire découvrir l’exposition installée par l’association A.R.B.R.E. sur la diversité des fruits dans le cadre de la 7e édition de Regards Croisés.

Les classes de CM1 et CM2 sont venus visiter l’exposition le mardi 13 novembre.

Le mercredi la bibliothèque accueillait l’atelier fruit dont le compte-rendu se trouve sur ce lien : https://arbre34160.org/2019/11/16/animation-enfants-a-restinclieres/

Et le samedi 16 novembre les enfants qui participaient à l’atelier d’écriture organisé par « Les amis de la bibliothèque »ont aussi profité du visionnaire de l’expo avec un grand succès pour les deux petits films d’animations projetés sur le grand téléviseur. Il est à noter que Yves Caraglio a participé au film sur le figuier en tant que conseiller scientifique.

Merci à la très belle énergie d’Évelyne Aulagner, bénévole des Amis de la Bibliothèque, et adhérente de l’association A.R.B.R.E, pour l’accueil des visiteurs et toute son aide à la logistique de l’exposition.

Animation Enfants à Beaulieu

7e édition Regards Croisés
Ateliers gourmands autour des fruits

Mercredi 13 novembre 2019 – Beaulieu

Pour la troisième  année consécutive l’A.R.B.R.E (Association Restinclières-Beaulieu pour le Respect de l’Environnement) a organisé dans le cadre de sa semaine Regards croisés sur les arbres fruitiers un atelier culinaire ouverts aux enfants âgés de 6 à 10 ans sous la houlette de l’Effet Gomasio, traiteur bio-végétarien, et de deux bénévoles de l’association.
Après les olives et le miel les années précédentes, les 9 enfants inscrits étaient conviés à confectionner trois gourmandises avec des fruits frais et des fruits secs.

Les enfants installés autour d’une grande table ont tenté de reconnaître les fruits  disposés devant eux. Après avoir fait la distinction entre les fruits sauvages que l’on trouve dans la nature (grenades, kakis pomme, figues…) et les fruits cultivés dans les vergers, l’animatrice a rappelé les fruits et « faux-fruits » utilisés en cuisine :

• Les agrumes (oranges, mandarines, citrons, pamplemousses…)
• Les baies (mûres, cassis, framboises, myrtilles, fraises…)
• Les fruits à pépins (pommes, poires, kiwis, raisin…)
• Les fruits à noyaux (abricots, prunes…)
• Les fruits à coques (noix, amandes, châtaignes…)
• Les fruits exotiques (ananas, mangues, bananes, papayes…

Les enfants ont essayé d’identifier  les variétés de pommes qu’ils avaient sous les yeux (granny smith, america red, reinette grise du Canada, golden, chantecler…).
Avant de commencer à cuisiner il a été question des différentes méthodes de  conservation des fruits : naturellement à l’abri de la lumière, par séchage, congélation, stérilisation…
Après le lavage des mains, les enfants sont passés aux travaux pratiques par petits groupes pour la confection de trois desserts gourmands :

1 – le gâteau cru aux pommes, carottes et fruits secs

Il leur a été demandé de râper à tour de rôle une pomme et une carotte bios puis de procéder à leur mélange et d’y ajouter, au choix, des fruits secs et oléagineux préalablement réduits en poudre dans un mixer. Chaque gâteau terminé et portant le nom de l’enfant était disposé dans un plat déposé au réfrigérateur pour gagner en consistance.

2 – Mousse de kiwi

Après nettoyage du plan de travail, les enfants ont épluché chacun un kiwi qu’ils ont coupé en morceaux pour être mixé. Ils ont ajouté chacun une cuillérée à café de graines de Chia destinées à donner de la consistance.  La mousse obtenue a été déposée dans les bocaux individuels apportés par les enfants. Rapportée à la maison et conservée au réfrigérateur,  c’était le dessert du soir…

3 – Le yaourt à la banane

Cette préparation destinée à être consommée sur place comprenait les ingrédients suivants :
• Un yaourt pour deux enfants
• Une banane pour deux yaourts
• Un peu de sucre de canne (ajout inutile pour les bananes mûres).

Les marmitons ont épluché et coupé en morceaux les bananes qui ont été mélangées avec les yaourts. Passée au mixer cette préparation a pu être dégustée sur place par les enfants et les adultes présents.

A la fin de la séance les enfants sont repartis chacun avec leur gâteau et la mousse de kiwi pour une découverte en famille.

L’atelier s’est déroulé agréablement avec des marmitons prêts à mettre la main à la pâte… de fruit ! Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles découvertes.

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Compte-rendu de Régine Paris

Animation Enfants à Restinclières

7e édition Regards Croisés
Ateliers gourmands autour des fruits

Mercredi 13 novembre 2019 – Restinclières

Pour la troisième  année consécutive l’A.R.B.R.E (Association Restinclières-Beaulieu pour le Respect de l’Environnement) a organisé dans le cadre de sa semaine Regards croisés sur les arbres fruitiers un atelier culinaire ouverts aux enfants âgés de 6 à 10 ans sous la houlette de l’Effet Gomasio, traiteur bio-végétarien, et de deux bénévoles de l’association.
Après les olives et le miel les années précédentes, les 12 enfants étaient conviés à confectionner trois gourmandises avec des fruits frais et des fruits secs.

Les enfants installés autour d’une grande table ont tenté de reconnaître les fruits  disposés devant eux. Après avoir fait la distinction entre les fruits sauvages que l’on trouve dans la nature (grenades, kakis pomme, figues…) et les fruits cultivés dans les vergers, l’animatrice a rappelé les fruits et « faux-fruits » utilisés en cuisine :

• Les agrumes (oranges, mandarines, citrons, pamplemousses…)
• Les baies (mûres, cassis, framboises, myrtilles, fraises…)
• Les fruits à pépins (pommes, poires, kiwis, raisin…)
• Les fruits à noyaux (abricots, prunes…)
• Les fruits à coques (noix, amandes, châtaignes…)
• Les fruits exotiques (ananas, mangues, bananes, papayes…

Les enfants ont essayé d’identifier  les variétés de pommes qu’ils avaient sous les yeux (granny smith, america red, reinette grise du Canada, golden, chantecler…).
Avant de commencer à cuisiner il a été question des différentes méthodes de  conservation des fruits : naturellement à l’abri de la lumière, par séchage, congélation, stérilisation…
Après le lavage des mains, les enfants sont passés aux travaux pratiques par petits groupes pour la confection de trois desserts gourmands :

1 – le gâteau cru aux pommes, carottes et fruits secs

Il leur a été demandé de râper à tour de rôle une pomme et une carotte bios puis de procéder à leur mélange et d’y ajouter, au choix, des fruits secs et oléagineux préalablement réduits en poudre dans un mixer. Chaque gâteau terminé et portant le nom de l’enfant était disposé dans un plat déposé au réfrigérateur pour gagner en consistance.

2 – Mousse de kiwi

Après nettoyage du plan de travail, les enfants ont épluché chacun un kiwi qu’ils ont coupé en morceaux pour être mixé. Ils ont ajouté chacun une cuillérée à café de graines de Chia destinées à donner de la consistance.  La mousse obtenue a été déposée dans les bocaux individuels apportés par les enfants. Rapportée à la maison et conservée au réfrigérateur,  c’était le dessert du soir…

3 – Le yaourt à la banane

Cette préparation destinée à être consommée sur place comprenait les ingrédients suivants :
• Un yaourt pour deux enfants
• Une banane pour deux yaourts
• Un peu de sucre de canne (ajout inutile pour les bananes mûres).

Les marmitons ont épluché et coupé en morceaux les bananes qui ont été mélangées avec les yaourts. Passée au mixer cette préparation a pu être dégustée sur place par les enfants et les adultes présents.

A la fin de la séance les enfants sont repartis chacun avec leur gâteau et la mousse de kiwi pour une découverte en famille.

L’atelier s’est déroulé agréablement avec des marmitons prêts à mettre la main à la pâte… de fruit ! Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles découvertes.

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Compte-rendu de Régine Paris

La géologie de Beaulieu

La formation de la mer Méditerranée

C’est en passionné de Géologie que Dominique Gayte a animé la conférence sur la naissance de la Méditerranée le samedi 21 septembre dernier, un excellent prétexte pour découvrir la géologie locale.

Aussi l’A.R.B.R.E. vous en propose un court compte-rendu pour se préparer à la sortie sur le terrain qui va suivre, et qui sera bien évidement conduite par Dominique Gayte qui a articulé son partage de savoir en ces quelques points :

À partir de 4 cailloux, Dominique Gayte a démontrer comment la science de la géologie raconte l’histoire de la naissance de la mer Méditerranée : passionnant !
Il a démarré par quelques révisions qui portaient sur :
la chronologie de la Terre et la vie
• Les ères, périodes, époques et étages
• Les types de roches
• Les outils du géologues

Avec des exemples photos du Bois du Pilou, des Causses de Pompigan et d’autres encore, Dominique a abordé le contexte local :
• Les affleurements
• La carte géologique de Lunel
• Le Valanginien (crétacé)
• Les calcaires miroitants

C’est ainsi que l’études de la roche a permis d’en arriver aux déductions suivantes : Milieu marin – Relativement profond – Soumis à d’importants courants localisés – Dépôt de débris organiques là où le courant est le plus fort – Dépôts de marnes là où le courant est le plus faible – Plateforme peu profonde vers l’ouest (coraux).

Est arrivé le temps d’aborder, d’après des fossiles, le Valanginien supérieur, puis le Lutécien (éocène). Nouvelle déduction du géologue : Étendue d’eau douce (milieu continental) – Calme – Peu d’apport détritiques (calcaire purs, apport argile) – beaucoup de fossiles de vertébrés a proximité de Beaulieu (faunes chaudes de 6 à 7° plus élevée : crocodiles, tortues, palmiers).

Autres observations faites sur l’Oligocène d’après la carte géologique de Lunel, et des photos exemples telle celle du nouveau rond-point de Restinclières en plein oligocène : présence d’argile, de conglomérats, de dépôt continentaux jusqu’à 3000 m d’épaisseur). Donc autres déductions : Galets bien arrondis (donc transportés) – Donc érosion d’un relief – Constitués de calcaires – Donc transportés pas trop longtemps (le calcaire s’use vite !) -Plus grossiers au sud, plus fins au nord – Donc le relief érodé était au sud – Epaisseur importante – Donc érosion importante d’un relief significatif.

Dominique Gayte aborde aussi le Miocène (Burdigalien) avec à l’appui des photographies de roches à Beaulieu et Boisseron : La pierre de Beaulieu utilisée pour la construction – Calcaire constitué de débris organiques – Coquillages : Pecten et Chlamys – Oursins – Donc origine marine – Grande transgression du Miocène.
À la base de ces calcaires ont observe des galets. Et ce que l’on peut en déduire c’est : Arrivée de la mer (transgression) – Au début reprise des galets de l’oligocène. C’est la trace de la formation de la méditerranée – Amas de débris de coquillages – Courant, vagues.

Synthèse de l’étude des roches affleurant à Beaulieu
Au valanginien mer assez profonde, calcaires et marnes provenant d’un continent assez proche, vers l’ouest. La mer s’est retirée progressivement. La fin du Crétacé et le début de l’ère tertiaire ont été continentaux. Une phase d’érosion d’un relief significatif au sud a eu lieu à l’oligocène. Retour de la mer avec la transgression Miocène.

-> Mais comment expliquer cela ?
Tectonique, un exemple de mondialisation…
Dominique Gayte a ici parlé de plis, de failles (document « hors conférence » : faille de Nîmes et des Cévennes).

La tectonique des plaques au Valenginien transforme la Terre. S’ensuit la formation des Pyrénées, des Alpes, et l’ouverture de la Méditerranée : la Corse et la Sardaigne pivotent – Créant un vide au sud de Beaulieu. Les failles NE-SW jouent en distension afin de combler le vide – Faille des cévennes – Faille de Nîmes – La mer, alimentée par l’atlantique, envahie ces dépressions.
À Beaulieu, nous constatons l’arrivée de  la mer avec la plage de galets repris de l’oligocène.

Retrait de la méditerranée : à la fin du miocène, la Méditerranée se retire (Importante phase d’érosion). Il y aura même des phases de quasi assèchement au cœur de la méditerranée – Importantes couches de sel déposées à ce moment (jusqu’à 2 500 m d’épaisseur) – Fermeture du détroit de Gibraltar, donc plus d’alimentation en eau de l’atlantique – Mais réouvertures temporaires – L’assèchement de la Méditerranée actuelle donnerait quelques dizaines de mètres de sel !

Il y aurait eu un évènement cataclysmique ayant réouvert le détroit il y a 5 millions d’années : Débit estimé à 100 millions de mètres cube par heure – Le niveau de l’eau augmentait jusqu’à 10 mètres par jour – La Méditerranée a été remplie en seulement quelques mois.
https://www.notre-planete.info/actualites/2226-mediterranee_inondation


Et tout cela n’est qu’un aperçu ! Alors rendez-vous dimanche 13 octobre à 14 h 30 à la Chapelle Notre Dame-de-Pitié. Munissez-vous de bonnes chaussures de marche car la balade va se faire sur le bois du Peillou et le chemin de Sussargues.
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