Archives du blog

Pique-nique familial dans le parc de la Roselière

Dimanche 13 juin 2021 – Parc de la Roselière à Restinclières

Les familles ayant  planté un arbre pour la naissance de leur enfant étaient invitées à venir partager avec les adhérents de l’A.R.B.R.E une matinée conviviale avec des jeux et des animations pour petits et grands.

Nous étions très heureux de compter parmi nous la famille de Geniès Balazun, maire de Restinclières.

Hilary, membre de l’association, a animé l’atelier  » Mandala  » végétal à l’entrée du parc. Nous vous proposons quelques photos de la réalisation du mandala tout aussi beau que celui créé à Beaulieu précédemment :

Tout le monde n’a pas pu rester au pique-nique, c’est en petit comité que l’on s’est installé à l’ombre pour se restaurer, les boissons étaient offertes par l’association.

Cette journée fait partie des différentes animations proposées par l’association, nous vous invitons à suivre nos activités en vous abonnant à notre site ; vous serez ainsi  informés sur la vie de l’association A.R.B.R.E et sur le calendrier des animations. À bientôt 🙂

Quelques jours auparavant une équipe de bénévoles s’était donné rendez-vous au parc pour rendre le jardin agréable aux activités proposées.


Avec la reprise générale des activités, l’ARBRE a enfin pu organiser sa sortie annuelle printanière au parc de la Roselière (parc des naissances). Quatre familles seulement sont venues participer au pique-nique  ce dimanche 13 juin, dont le maire Geniès Balazun avec son épouse et leur bébé, qui a bien sûr son arbre planté dans le parc depuis l’an dernier. Avec les bénévoles de l’ARBRE, nous étions donc une petite quinzaine. La présidente Jacqueline Taillandier et la vice-présidente Louise Achard, ainsi que plusieurs membres du bureau, ont accueilli petits et grands sous l’auvent offert par la municipalité – un abri fort apprécié de tous, et notamment par les bébés, en cette journée de canicule précoce! L’association offrait les boissons et une animation était proposée par Hilary Gensac, membre du CA de l’ARBRE. Il s’agissait de confectionner un mandala « nature », création d’art éphémère composée de végétaux et minéraux récoltés sur place. Petits et grands se sont régalés à choisir des fleurs, fruits séchés et jolis cailloux pour réaliser ce mandala multicolore. 

Louise Achard pour le Midi Libre

Adhérer Faire un don Parc Beaulieu Parc Restinclières Retour accueil

Pique-nique familial dans le parc des carrières

Dimanche 6 juin 2021 – Parc des Carrières de Beaulieu

Les familles ayant  planté un arbre pour la naissance de leur enfant étaient invitées à venir partager avec les adhérents de l’A.R.B.R.E une matinée conviviale avec des jeux et des animations pour petits et grands.

Yves Caraglio, botaniste et membre de l’association, nous a expliqué comment le parc est entretenu par les bénévoles de l’association, en particulier la technique de l’enherbement qui permet de protéger les arbres de la sécheresse et de limiter les arrosages. Donc seuls les  chemins sont dégagés.

Il est cependant nécessaire, pendant les périodes de sécheresse de programmer des arrosages en particulier pour les arbres nouvellement plantés.

Le botaniste précise que les personnes qui visitent le parc peuvent alerter l’association (par mail) si elles constatent un manque d’eau  ou des dégradations dans le parc.

Puis, Hilary, membre de l’association, a animé l’élaboration d’un mandala végétal à l’entrée du parc. En même temps les enfants pouvaient réaliser des tableaux avec  des végétaux ramassés collés sur des supports en papier et repartir avec leur création.

Nous vous proposons quelques photos de la réalisation de cette très belle réalisation :

Le petit groupe s’est ensuite installé à l’ombre pour pique-niquer ensemble pour le plus grand plaisir des enfants.

Cette journée fait partie des différentes animations proposées par l’association, nous vous invitons à suivre nos activités en vous abonnant à notre site ; vous serez ainsi  informés sur la vie de l’association A.R.B.R.E et sur le calendrier des animations. À bientôt

Quelques photos de la préparation du jardin pour le pique-nique et le mandala avec Jean-Luc, Frédéric, Jean-Paul :


Adhérer Faire un don Parc Beaulieu Parc Restinclières Retour accueil

Pique-nique familial dans le parc de la Roselière

Dimanche 26 mai 2019

Avec l’association 123 Soleil nous avons organisé, pour la 3e année consécutive, une journée pique-nique en famille au parc de la Roselière une semaine après celui de Beaulieu.

C’est lors d’une belle journée ensoleillée de mai que petits et grands ont pu à la fois profiter d’une nature foisonnante, et se divertir tout en apprenant à mieux connaître l’environnement local.

Une dizaine de familles et les bénévoles de l’ARBRE se sont retrouvés  ce dimanche 26 maimatin au parc où des animations nature étaient proposées par Yves Caraglio, notre précieux botaniste.

Après avoir cueilli différentesfleurs,  les enfants ont pu les reconnaître grâce aux explications d’Yves, avant de les coller sur un carton blanc pour composer de superbes petits tableaux multicolores.
Yves avait aussi apporté un puissant microscope, permettant à tous d’observer la coupe de différentes branches, ainsi que des plantes variées et quelques insectes.
Des jeux de memory sur des thèmes botaniques étaient aussi présentés par Jacqueline Taillandier, présidente de l’ARBRE.

À noter que le thème choisi cette année par l’association concerne les arbres fruitiers – et plus précisément,  le passage de la fleur au fruit, illustré par d’autres jeux de cartes, représentant tous les stades de l’évolution, depuis le bouton jusqu’au fruit mûr. 

Pendant que les enfants s’égayaient dans la nature, les adultes se sont ensuite rassemblés sous l’auvent pour l’apéritif offert par 123 Soleil, avant d’entamer le repas tiré du sac. Les nouveaux parents ont ainsi eu l’occasion de se retrouver  et de vérifier l’état des arbres plantés pour leurs petits cette année ou les années précédentes.


Louise Achard

Pique-nique familial dans le parc des carrières

Dimanche 12 mai 2019

Le soleil brille et les bourrasques de vent en cette belle matinée de mai n’ont pas découragé les quelques familles -15 adultes et 6 enfants- de venir découvrir le parc des carrières très printanier. Les dernières plantations du mois de décembre sont en bonne forme, des allées ont été dessinées et le parc a été nettoyé.

Yves Caraglio, botaniste et bénévole de l’association ARBRE, propose un atelier de  tressage pour construire des petites palissades le long de l’allée principale. Pour cela il coupe des cannes de Provence à proximité du parc et le transport s’effectue  avec la main d’œuvre disponible, adultes et enfants.

Des piquets en bois sont plantés et le tressage s’effectue dans la bonne humeur. Le vent ne découragera personne et le résultat sera  à la hauteur des apprentis tresseurs.

Pendant l’apéritif Yves nous parle des cannes de Provencepardon… des Arundo donax, c’est plus chic- qui en un an peuvent atteindre 4 mètres. Elles appartiennent à la famille des graminées. Il nous montre les feuilles qui comportent une partie libre et une partie engainante qui participe au renfort mécanique de la tige. Chaque petit bourgeon va donner un axe.

La première année la canne pousse en hauteur, la deuxième année elle met en place des petits axes sur le côté de la tige et la troisième année deux nouveaux axes… puis elle meurt. Plus son diamètre est gros, plus la canne sera grande. Elle fleurit mais elle fait très rarement des graines, elle se reproduit végétativement. Sous terre elle forme des rhizomes qui avancent. Elle ressemble au bambou qui est une plante tropicale originaire d’Asie, mais on en trouve aussi en Afrique et à Madagascar.

Après le pique-nique sur l’espace du futur mandala d’Hilary, Yves propose une déambulation dans les carrières à la découverte des figuiers. L’ARBRE n’a pas planté de figuier dans le parc. Il en existe des « sauvages » que personne n’a achetés.

Après quelques remarques d’ordre géologique puisqu’ il y a quelques 18 à 20 millions d’années la mer occupait cet espace, Yves indique la programmation d’une conférence au mois d’octobre prochain sur les origines de la Méditerranée pour comprendre comment le front de mer s’est déplacé. Dans le sol calcaire des fissures se sont formées qui ont permis la constitution de rivières souterraines. Le figuier très dégourdi suit ces fissures, se développe et récupère de l’eau.

Les oiseaux en vol disséminent des graines en partie digérées et voilà des figuiers sauvages qui grandissent en liberté( ?)  .

Face à un auditoire attentif, Yves précise qu’Il existe deux types de figuiers, des mâles et des femelles :

En hiver tous les figuiers qu’ils soient domestiques ou sauvages perdent leurs feuilles. Néanmoins, on peut observer dans la garrigue des figuiers avec des petites figues vertes en novembre et décembre.

Certaines plantes ont besoin de deux individus, un mâle et une femelle, pour donner des fruits, comme les kiwis, les pistachiers et les figuiers. Mais pour ces derniers c’est plus tordu. 

C’est le figuier mâle qui a beaucoup de figues en hiver. On l’appelle le caprifiguier. Nous sommes devant l’un d’eux. Yves ouvre une figue en deux et nous montre la multitude de fleurs cachées –de 200 à 300- dans une urne. On compte dans le monde de 700 à 1000 espèces de figuiers. C’est un arbre plutôt tropical. 

C’est extraordinaire car il y a une petite ruse : chez le figuier femelle, les figues ne contiennent que des fleurs femelles, tandis que les fleurs femelles sont présentes dans le caprifiguier à côté de fleurs mâles. Une petite guêpe de 2 mm –le blastophage– se développe dans la figue du caprifiguier. Un œuf est pondu dans une fleur femelle du caprifiguier. Les fleurs mâles sont en haut de la figue. Ainsi 100 à 150 fleurs de 2mm sont colonisées. L’insecte femelle mesure 2 mm et le mâle 1,5 mm. La femelle a des ailes. Le mâle a un gros organe de reproduction. Mieux armé dans la vie, le mâle sort le premier de la fleur –il trace le chemin vers la sortie de la figue pour la femelle- .

Les femelles sortent au mois d’avril après les mâles qui forent un orifice. Cette opération qui fera entrer l’air extérieur sera fatale aux mâles.  A leur tour les femelles cherchent des figues. Elles pondent et en même temps sans le vouloir sont recouvertes de pollen. Elles entrent alors dans une figue réceptive au mois de mai-juin soit dans une figue de caprifiguier soit dans une figue de figuier femelle. Elles ressortent de la figue du figuier femelle sans avoir pu pondre mais après avoir pollinisé les fleurs, permettant au jeune fruit de se développer et de former des graines.

Les hommes ont sélectionné les figuiers femelles appelés figuiers domestiques que l’on trouve dans les jardins. Certains de ces individus ont la capacité d’avoir des fruits sans pollinisation : ce sont les figues fleurs du début juillet, moins grosses et moins sucrées que les figues d’automne (qui nécessitent la pollinisation par le blastophage). Ainsi certains figuiers portent deux fois des fruits dans l’année. Ce sont les figues de l’automne qui sont les meilleures.

L’examen des bas-reliefs sur les pyramides montrent que les Egyptiens de l’antiquité connaissaient la caprification. Puis cette connaissance a été perdue et c’est seulement dans les années 1950 que le professeur Valdeyron du CNRS  de Montpellier a retrouvé dans les Cyclades des gens qui pratiquaient la caprification. 

Ainsi chaque espèce de figuier est associée à une petite guêpe particulière. On parle de co-évolution. Pour notre figuier (Ficus carica) c’est le blastophage (Blastophaga psenes).

Yves indique que dans le commerce il vaut mieux acheter des variétés bifères comme « la noire de Caromb » ou la « grise de Tarascon ». Il ne faut pas hésiter à tailler dans la motte pour obtenir de nouvelles racines.

Le figuier est un bel exemple de plante domestiquée qui nécessite la participation d’individus sauvages (les caprifiguiers) pour produire ses fruits.

Pour obtenir des figues sèches, il faut les faire sécher quand elles sont à maturité, à l’ombre sur des claies constituées de roseaux et préférer celles de petite taille. Il faut les retourner chaque jour, les fariner et les parfumer avec des feuilles de laurier sauce.

La petite troupe se dirige ensuite vers le panneau du sentier nature créé par l’ARBRE avec le soutien de la municipalité et consacré au figuier. Puis Yves s’extasie devant une petite orchidée des garrigues –l’ophrys jaune– qui pour se reproduire a besoin d’un insecte. Attention aux fleurs trompeuses qui fleurissent tôt au printemps et qui dépourvues de nectar trompent les insectes qui viennent les butiner ! La nature a plus d’un tour dans son sac.

Après toutes ces explications savoureuses, on remercie chaleureusement Yves  et on se donne rendez-vous le samedi 8 juin pour la sortie Fleurs-Fruits.


Régine Paris
avec la relecture d’Yves Caraglio