Archives de Catégorie: Autres actualités

Sortie au parc des Carrières de Beaulieu

Dimanche 12 juin 2022

Observation de la flore

L’Association Restinclières Beaulieu pour le Respect de l’Environnement organisait une matinée d’observation de la flore au parc des plantations pour les naissances dans les carrières de Beaulieu.

En plus des familles ayant planté un arbre pour la naissance de leur enfant, l’A.R.B.R.E avait invité les adhérents qui participent au projet de  collecte de plantes pour l’herbier de l’association

De 10h à 12h le groupe de participants a été initié à l’observation des caractères des feuilles permettant de distinguer des familles botaniques (forme foliaire, disposition des feuilles sur la tige…) avec les explications du botaniste Yves Caraglio.

Yves Caraglio a ainsi initié les participants à examiner en différentes étapes les feuilles cueillies sur place.

EXAMINER LA FEUILLE

Quel est le type de la feuille ?

  • feuilles simples 
  • feuilles composées

Comment est le bord de la  feuille ?

  • bord entier
  • bord denté • lobé plus ou moins profondément
  • feuilles ondulées autour du plan de la feuille

La feuille porte-t-elle des stipules à son point d’insertion sur la tige ?

  • présence de stipules (expansions de part et d’autre de la feuille) au point d’insertion sur la tige
  • pas de stipules (sortes de petites feuilles) au point d’insertion sur la tige.

Comment sont disposées les feuilles sur la tige ? (la phyllotaxie)

  • alternes distiques (feuilles insérées une par une – alternée- en deux rangs, sur 2 lignes le long de la tige)
  • alternes spiralées (feuilles insérées une par une et disposées tout autour de la tige)
  • opposées décussées (feuilles insérées par 2 au même niveau, diamétralement opposées et tournant de 90° à chaque niveau)
  • verticillées (plus de 2 feuilles insérées à chaque niveau)

L’observation de ces critères dans un ordre à respecter permet de proposer à quelle famille peut appartenir la plante fraîchement cueillie. L’exercie a été fait sur plusieurs espèces de la famille des Lamoiaceae, la famille du thym. Les termes utilisés en botanique pour décrire les plantes et pour les identifier grâce à une flore sont  très précis. La suite dans un prochain conmpte rendu de sortie ou d’atelier botanique !

Pour terminer la rencontre, l’équipe de l’arbre s’est assurée que tout le monde avait bien compris comment utiliser l’application Pl@ntnet pour identifier la flore locale sur le groupe créé pour le projet d’atlas de la biodiversité qui démarre cette année à Beaulieu et à Restinclières.


Prochain rendez-vous
sur inscription  par mail : arbre.lr@arbrelgr
 Vendredi 24 juin 2022
Atelier d’initiation à la botanique 2/3
Flore, comment identifier une plante. 
RDV à la salle communale du gymnase Edmonde Carrere à Beaulieu à 19h.

Compte-rendu de stage

Gestion et protection de la nature

L’Association Restinclière Beaulieu pour le Respect de l’Environnement a accueilli Marine Munoz, une étudiante en  gestion et protection de la nature pour une période de stage qui s’est déourlé du 14 février au 3 mars 2022.

Marine Munoz a restitué son rapport de stage en deux diagnostics étudiés sur le terrain au ruisseau du Mas de Lauriol à Restinclières, et au ruisseau de La Gendarme à Beaulieu :

ARBRE au marché de printemps de Beaulieu

Atelier autour de la fraise

Samedi 26 mars 2022

Régine, Frédéric et Yves sur le stand/Atelier (Photo de Frédérique Caraglio).

Le stand de notre association animé par Yves à eu un beau succès et plusieurs nouvelles adhésions ont été enregistrées, merci ! Plusieurs membres de l’association se sont relayés au stand pendant qu’Yves expliquait aux curieux étonnés que la fraise n’est pas le fruit du fraisier mais plutôt un support pour les fruits minuscules qu’il leur montrait.

Assis autour de la table en face de notre stand, des enfants peignaient des décorations multicolores sur des pots en terre cuite. Ils venaient ensuite les remplir de terre et y installer les plants de fraisier – une animation organisée par la municipalité en partenariat avec l’ARBRE.

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Louise Achard.

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La feuille de l’arbre

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Sortie nature « les arbres remarquables » 

Journées du patrimoine

Samedi 18 septembre 2021

A l’occasion des Journées du Patrimoine, Yves Caraglio, chercheur et botaniste de l’association A.R.B.R.E, nous propose une balade mi-urbaine, mi-rurale à la découverte de quelques beaux arbres de nos villages. Le rendez-vous  est fixé sur le parking de la pharmacie de Beaulieu-Restinclières à 16h30. Yves est accompagné de Claire Atger, spécialiste du système racinaire et Pascal Genoyer, tous deux professionnels de l’arbre dans la ville.

Nous sommes 25 adultes et 2 enfants en quête de nouvelles découvertes.

En introduction Yves rappelle les critères intervenant dans le classement d’un arbre comme « remarquable » : sa dimension, une forme particulière, son appartenance à une espèce rare localement, son aspect historique.

Une association dénommée ARBRES (https://www.arbres.org/) classe, étiquette les arbres dits remarquables. Cela offre un statut de protection et des précautions d’usage à des fins de conservation.

Nous cheminons sur la route de Restinclières et pouvons observer une chênaie verte de hauteur moyenne sur la partie droite de la route avec un chêne blanc plus clair qui se détache de l’ensemble. On aperçoit à distance sur le trottoir de gauche une silhouette massive, plus claire. On peut voir à travers. En approchant on constate qu’il s’agit de deux arbres avec des densités de feuillage différentes, le gros cache le petit. L’un d’eux comprend plein d’axes morts. On peut parler de « dépérissement » pour des questions climatiques ou d’âge. Une météo très sèche va activer la mortalité. Il est mal parti. C’est sans doute un rescapé de la garrigue dans laquelle on utilisait autrefois certains arbres pour assurer de l’ombre aux moutons. Les constructions d’habitations ont entamé la garrigue mais certains arbres ont été épargnés quand ils se trouvaient en limite de parcelles. Le chêne vert que nous avons sous les yeux a subi des coupes de racines dans le cadre des aménagements de voirie à l’origine peut-être de ses difficultés actuelles. Les jours de ce bel arbre sont comptés…

Chêne vert

Sur le trottoir de droite nous sommes devant un chêne multi-troncs. Cet arbre a subi plusieurs coupes notamment pour récupérer du bois de chauffage. On a affaire à une cépée.

Arrivés près des écoles, nous traversons pour nous rapprocher du stade et là on observe une filaire qui appartient à la famille des oliviers, elle est chargée de petits fruits noirs.

La balade se poursuit le long du ruisseau du Mas du Lauriol. Là, les arbres ont davantage de ressources. On devrait trouver des gros diamètres mais ce n’est pas le cas ici. Peut-être y-a-t-il eu des coupes et des remplacements d’arbres ? Des frênes sont présents. Par suite de rabotages et étêtages successifs des branches sèchent. L’arbre résiste bien néanmoins aux coups de vent du nord qui assurent une pression constante mais moins bien aux coups de vent du sud plus rares. Un risque de fragilisation de l’arbre existe avec de la casse et du déracinement. En revanche, l’arbre peut pousser en position inclinée sans dommage particulier. On observe qu’après un « ravalement de tête », le lierre a disparu. Yves en profite pour revenir sur des idées préconçues à propos de cette plante que l’on s’évertue souvent à couper.  Le lierre ne rentre pas dans le tronc, il reste en périphérie. Ainsi l’écorce de l’arbre est à l’abri du soleil et garde l’humidité. Si l’arbre pousse correctement, le Lierre ne dépasse pas l’arbre. Si l’arbre dépérit le lierre passe au-dessus. Ici certains arbres ont environ 70 ans. Le caractère remarquable peut aussi concerner  les soudures des rejets après des coupes. On peut trouver de beaux exemples dans la forêt de Tronçais dans l’Allier.

Au bout du chemin qui serpente le long du Lauriol nous arrivons devant le joli pont de pierre sur la route départementale 610 qui a fait l’objet d’un réaménagement pour en faciliter le franchissement par les piétons. Cette route est plantée d’un alignement de platanes. Cet arbre introduit en France vers 1780 a des origines géographiques diverses. Le platane d’Orient natif de Grèce est arrivé en Italie via Rome. Le platane d’occident vient des États-Unis et s’est acclimaté en Europe. C’est un hybride de ces deux espèces que l’on trouve le long des routes. Bien qu’hybride, il est propagé par bouture mais a aussi un petit potentiel de colonisation naturelle par graine. Ce type de plantations en alignement routier assurait de l’ombre et une visibilité d’approche. C’est un bois dur qui permettait la fabrication des étals de boucher. Il a d’autre part une très forte capacité à fermer ses plaies. Les racines se soudent entre elles et peuvent former à l’occasion une sorte de trottoir. Après une coupe il refait du bois de chauffage en deux/trois ans d’où la pratique de faire des coupes basses. Il est aussi remarquable par sa hauteur (30m et plus). Enfin il présente parfois l’originalité d’absorber ce qui l’entoure comme les pieds des bancs de la promenade du Peyrou à Montpellier.  Ses racines peuvent faire la taille des troncs précise Claire comme on peut le voir à Fontmagne au bord du Bérange.

Les platanes sur la D 610 qui traverse Restinclières.

Nous circulons sur une voie piétonne aux abords du nouveau lotissement. Petit clin d’oeil à une aubépine à ne pas confondre avec l’azérolier, preuve à l’appui après examen de la baie rouge par Yves qui compte le nombre de style restant sur le fruit (un seul : aubépine, plusieurs : azérollier).

Après les jeux pour enfants très fréquentés ce samedi après-midi, nous arrivons à un carrefour qu’orne un très beau peuplier blanc généreux qui ne ressemble pas au peuplier noir habituel en faisceau ou cylindrique (port fastigié). Yves indique que le peuplier est un arbre qui forme une large couronne. On peut voir de beaux peupliers noirs au bord de la Mosson. 

Peuplier blanc.

Sur le chemin du château menant chez Louise Achard, nous nous arrêtons devant un frêne à feuilles étroites dont le tronc héberge un champignon marron. Yves nous explique que ce champignon s’est d’abord développé à intérieur du tronc puis il a sorti ses fructifications. Entre l’arbre et le champignon s’opère un échange mutuel : l’arbre fournit les produits de la photosynthèse et le champignon l’eau et des éléments minéraux qui alimentent les racines de l’arbre. En cas de déséquilibre, l’arbre peut dépérir.

Le clou de la sortie est un magnifique platane dans la propriété de la vice-présidente d’A.R.B.R.E. Nous nous plaçons à l’aplomb de sa couronne qui mesure quelques 24 mètres de diamètre (haut-pied). Le tronc mesure 80 cm de diamètre environ. Yves nous signale un platane à Lamanon (Bouches-du-Rhône) dont la couronne mesure 50 mètres de diamètre. Normalement le platane « marcotte » en émettant des racines sur les branches qui touchent le sol. Quand on ramasse ses feuilles tombées au sol on le prive de nourriture, on interrompt le cycle naturel en empêchant des insectes et des bactéries de se développer. Yves décortique une boule de platane (ensemble de fruits) pour en extraire un fruit contenant une graine minuscule à l’intérieur. S’agissant d’un arbre hybride, cela ne donnera rien. Il nous montre les petits poils qui provoquent de l’allergie quand les fruits sont mûrs à l’automne et au printemps sur les jeunes pousses.

Nous arrivons à la fin de la promenade « remarquable » pour toutes les petites découvertes que nous avons faîtes sous un ciel clément avec une température des plus agréables. Il y aura une suite nous promet Yves.

Il nous reste à remercier chaleureusement notre guide toujours très pédagogue et ses deux collègues, Claire et Pascal, qui ont complété ses explications.

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Régine Paris 
Merci aux photographes Sylvie et Patrick