Organisée par l’Association ARBRE
Samedi 30 mai à 7H00 , dans la plaine de Beaulieu.
Intervenante : Lucie FRISON Ornithologue
Ce sont 15 passionnés d’oiseaux qui sont venus au Quai de dépose ce samedi 30 mai à 7h du matin pour observer les oiseaux et apprendre à les reconnaître grâce aux savoirs de Lucie Frison notre ornithologue bénévole.
Les reconnaître par leurs chants et cris car très souvent on les entend mais on ne les voit pas toujours. Écouter en silence et trouver d’où vient le chant peut permettre aussi de localiser, en cela nos oreilles sont bien plus efficaces que les applications embarquées. Des applications comme « Merlin » sont très efficaces pour la détection et l’identification, elles permettent ainsi par la réécoute d’apprendre à reconnaître les chants des différentes espèces.

Lucie, qui est très entraînée, nous indique la Fauvette noire qui est en train de chanter et elle nous signale aussi la Fauvette mélanocéphale qui est un peu plus loin dans des buissons. La Fauvette à tête noire possède une calotte noire sur la tête pour le mâle et une calotte marron pour la femelle, tandis que la fauvette mélanocéphale a la tête noire jusqu’au cou et son œil est entouré par un cercle rouge.
Le très beau chant du Loriot couvre même nos discussions, plusieurs individus sont perchés dans les grand Frênes et un mâle, véritable flèche jaune vif et noire traverse la clairière devant nous. Un peu plus loin, Lucie nous fait remarquer un chant très particulier, comme un moteur qui démarre, donc reconnaissable : c’est celui de l’Hypolaïs polyglotte. Nous finissons par l’observer plusieurs fois au sommet d’un arbre mort le bec grand ouvert déroulant sa séquence de notes persistante.

Tout autour on entend et on voit passer les Tourterelles turques en pleine nidification, ce qui est le cas de la plupart des espèces en cette saison. Posé sur les grands arbres et de belle taille, c’est le Pigeon ramier,
Imperturbable mais discrète pour nos yeux, l’Alouette lulu n’arrête pas de chanter plus ou moins loin sans se laisser voir ! Plus assourdissant et récurrent dans le paysage sonore, le Rossignol philomèle nous inonde de ses vocalises mais ne se laisse pas plus apercevoir. Tandis que bien visibles, les Martinets noirs fendent l’air toute bouche ouverte à la recherche de minuscules proies (insectes de très petites tailles formant ce que l’on appelle le plancton aérien).

Le Martinet noir
Passant aussi au-dessus de nos têtes mais à moindre vitesse et en décrivant des vagues en vol ponctuées par un psiit à chaque sommet, la Cisticole des joncs est toujours bien présente dans la plaine de Beaulieu.
Un autre habitué de la zone, c’est le Bruant proyer qui grésille, installé au sommet d’arbustes ou de petits arbres. C’est un oiseau de belle taille, plus gros qu’un moineau, avec un bec fort et court indiquant son régime granivore.
Plus rare et avec un beau plumage, c’est la Pie grièche à tête rousse qui se pose çà et là. En fait deux individus sont visibles, un couple certainement qui niche dans les grands arbres au bord du ruisseau La Gendarme.

Avec l’arrivée de notre groupe, un Faucon crécerelle prend son envol, tandis qu’en arrière-plan, au-dessus d’un champ de blé, quelques Sternes de Hansel plongent dans les épis à la recherche d’insectes comme les sauterelles. Cette espèce qui niche en bord de mer vient chasser à l’intérieur des terres. Elle migre depuis l’Afrique tropicale.

Des oiseaux migrateurs venant d’Afrique, il y a aussi le Loriot qui vient du Cameroun, Kenya pour nicher dans nos bois ! Idem pour la Pie grièche qui vient du Soudan…
Continuant notre pérégrination sur l’ancien chemin de Saint Hilaire, Corneilles et Pies bavardes sont visibles en vol. Bien au-dessus passe une Buse variable tandis que posé sur un arbre mort, un imposant Milan noir nous observe sans broncher.


Plus loin c’est le chant répétitif du Serin cini qui égaye nos oreilles. Avec son plumage jaune, il s’égosille au sommet des arbres. Non loin de là, posé sur un jeune Frêne, le Rollier d’Europe nous laisse admirer son plumage multicolore, lui aussi fraîchement arrivé d’Afrique de l’Est.

Notre promenade se termine vers 9h30 chahutée par les cris de nombreux Étourneaux sansonnets qui vont d’un champ à l’autre à la recherche de nourriture.

Merci à Lucie et aux participants, en espérant pouvoir observer tout autant de beaux oiseaux lors de la prochaine sortie.
Les illustrations ont été prises lors de la sortie (photos Y. Caraglio)
Pour une information sur les espèces, vous pouvez consulter le site http://www.oiseaux.net dans lequel vous trouverez les descriptions et les habitudes des différentes espèces ainsi que leurs chants et des photos.
Pour le terrain, des livres d’identification :
- Guide des oiseaux de France et d’Europe de R. Peterson et coll., éditions Delachaux Niestlé Collins Bird
- Guide, de Lars Svensson, Harpercollins, UK
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Yves Caraglio avec la relecture de Lucie


















































