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Bonne Année

Plantations UNA 2019

Dimanche 8 décembre – Campagne de plantations dans le cadre d’Une Naissance 1 Arbre (UNA)

Beaulieu et Restinclières

Les naissances qui ont eu lieu entre les mois d’octobre 2018 et 2019 ont été célébrées par la plantation d’un arbre mis à disposition par les communes de Beaulieu et Restinclières sur les parcs de chacune des municipalités.

Nous avons bénéficié d’une belle journée ensoleillée, quasi printanière. L’équipe de bénévoles et les familles qui se sont inscrites à l’animation ont beaucoup apprécié ce moment convivial proche de la nature locale. Nous tenons aussi à remercier les équipes municipales des communes qui soutiennent notre démarche de découverte, de sensibilisation et d’éducation à notre environnent local.

Pour les espaces des senteurs créés sur chacun des parcs et dédiés à la mémoire de Jean-Pierre Fels , Yves Caraglio a planté des plantes aromatiques : rosiers de Damas, sauges officinale, des sauges grahammii. Catherine Fels a participé à la plantation en y installant une myrte à Beaulieu et un choisya ternatea à Restinclières.

Parc la Roselière à Restinclières

Après le traditionnel tirage au sort des arbres à planter, les plantations ont eu lieu l’après-midi au parc de la Roselière à Restinclières avec la participation de sept familles et en présence du maire, Geniès Balazun. Cette année il y avait 6 variétés d’arbre à planter : pruniers, abricotiers, Feijoas, grenadiers, figuiers, et poiriers.
Les plants en containers de 5 litres ont fait l’objet d’une séance de préparation des racines avant leur plantation par Claire Atger, membre de l’association et spécialiste de la gestion et du diagnostic racinaire.

Avant de passer aux travaux pratiques, Claire Atger, spécialiste des systèmes racinaires, a pris la parole pour prodiguer quelques conseils aux planteurs. C’est ainsi qu’elle a rappelé que c’était la bonne saison pour planter et que concernant l’achat des plantes, il ne fallait pas se fier seulement à la partie supérieure de la plante. Il convenait de s’intéresser aussi à la composition de la motte. 

Les sujets à planter cette année sont d’assez grande taille. Ils ont quelques années de culture et sont présentés dans des containers, garnis d’un terreau très riche en matières organiques (engrais). Bien arrosés, ils ont connu une croissance rapide. On assiste souvent à une spiralisation des racines qui risquent à la longue d’étrangler l’arbre. Il conviendra donc impérativement d’aérer la motte et de sectionner quelques racines. Ainsi en pépinière, il ne faut pas hésiter à sortir les mottes des containers pour regarder l’état des racines. Il peut être nécessaire aussi de  tailler la partie supérieure. Il faut être un peu « violent », nous dit Claire Atger. 

Quand on passe à la plantation, il faut conserver des racines et régler la hauteur de plantation en tenant compte du tassement. Il ne faut pas planter trop bas. On creuse le sol, on pose l’arbre -qui aura été au préalable trempé dans une sorte de boue pour colmater les blessures des racines- au fond du trou puis on mélange la terre du trou avec la terre du container, on remonte un peu l’arbre.

Arrive l’étape du « plombage » : on arrose pour chasser l’air du trou de plantation.

Bien conseillés, les jeunes planteurs passent à l’action sous l’œil bienveillant d’Yves, François et Jean-Paul.

Les plantations terminées, un nouvel hommage est rendu à Jean-Pierre Fels dont le slogan était : Mieux connaître la nature pour mieux la protéger. Louise Achard rappelle l’énergie sans faille de Jean-Pierre qui a œuvré avec conviction au développement de l’association. Un espace a été réservé pour la plantation de rosiers et de plantes à parfum que l’on va enrichir chaque année. Pour Yves c’est la fidélité à ses grands-parents provençaux dont c’était la spécialité.

Il est rappelé que le nom du village –Restinclières- vient du mot occitan « restincle » qui désignait le lieu où on  plantait le pistachier lentisque utilisé autrefois pour le tannage des peaux. Ce pistachier a disparu de la nature d’où l’idée de le réinstaller pour réhabiliter des zones en friches.

Pour clore cette belle après-midi, un goûter est offert aux grands et aux petits avec quelques pâtisseries maison confectionnées par Jacqueline, Louise et Régine et des boissons froides et chaudes.

Vers 16h30, la fraîcheur arrive qui nous rappelle que nous approchons de l’hiver. Il faut calfeutrer les bébés et songer à ranger les outils.

Une dizaine de parents ont adhéré à A.R.B.R.E, une bonne action pour lui permettre de continuer à grandir  !

Une plantation réussie.

Parc des Carrières à Beaulieu

À Beaulieu les plantations ont eu lieu le dimanche matin avec une bonne douzaine de variétés telles que : Cudrania, Platane, Cormier, Sorbier, Grenadier, Arbousier, Argousier, Houx, Pinsapo, Toona, Erhetia, Cytise…
Nous avons accueilli les jeunes parents et les bébés de l’année et parfois aussi les grands-parents venus donner un coup de pioche. Les avant-trous avaient été préparés par des bénévoles de l’association pour permettre une plantation plus aisée.

Yves Caraglio le botaniste, Jean-Paul Taillandier le responsable des parcs et François Bertin un des fondateurs de l’association, étaient présents pour aider les planteurs.
La matinée a commencé par le tirage au sort des jeunes pousses puis chacun a rejoint l’emplacement numéroté pour procéder à la plantation.

Un café préparé par François et un jus de pommes chaud parfumé aux épices confectionné par Louise Achard étaient proposés aux travailleurs du dimanche.

Les plantations effectuées, parents, enfants et grands-parents ont écouté les explications d’Yves sur l’historique du parc, installé il y a six ans à l’emplacement d’une ancienne décharge, et la philosophie à la base de son aménagement – exclusivité des plantes méditerranéennes qui doivent progressivement se « débrouiller » toutes seules-. À partir du printemps, les parents sont invités à donner un coup de main pour l’arrosage et le nettoyage du parc.

Cette année l’arrosage a été facilité par l’accès direct à l’eau du bas-Rhône grâce à l’intervention de la commune et des bénévoles qui ont installé les tuyaux.  

Jacqueline Taillandier, la présidente d’A.R.B.R.E, a rappelé les différentes activités de l’association et a invité les participants à consulter le site Internet de l’association régulièrement mis à jour : arbre34160.org 

La matinée s’est achevée par un hommage à Jean-Pierre Fels, à l’origine de l’association A.R.B.R.E, qui est décédé le 14 février dernier. Louise Achard, vice-présidente, a rappelé l’attachement de l’ancien président aux deux parcs qu’il a contribué à créer. En bordure des rochers,  des rosiers et des sauges ont été plantés en sa mémoire avec l’aide de son épouse, Catherine. Cette cérémonie s’est déroulée en présence de Jean-Luc Bourdenx, conseiller municipal, qui représentait également le maire empêché. Notons aussi la présence de Jeanne Castan, ancienne adhérente de l’ADEB  qui a fusionné avec l’association REST’ENVI pour donner naissance à l’A.R.B.R.E.

Nous avons ensuite partagé le pot de l’amitié dans une ambiance printanière propice aux échanges.

L’entrée du parc des Carrières à Beaulieu.

N’oubliez pas de visiter régulièrement notre agenda, et/ou de vous abonner aux publications sur notre page Facebook.

À bientôt.

Soirée Conférences-débat autour de l’Arbre fruitier

Samedi 16 novembre 2019

La soirée se déroule au Foyer de Beaulieu mis à disposition par la commune. La salle a été décorée avec des panneaux prêtés par la Maison Départementale de L’Environnement (MDE) (Prades-le-Lez) et des panneaux photographiques présentant les dessins réalisés par les enfants des écoles de Beaulieu et Restinclières dans le cadre du projet Arbopolis, une recherche scientifique menée par l’Institut de Recherche et Développement (IRD) de Montpellier sur la représentation qu’ont les enfants de notre région des arbres fruitiers et particulièrement du figuier Des fruits exotiques sont présentés sur deux tables pour aiguiser la curiosité du public composé d’une cinquantaine de personnes.

Jacqueline Taillandier, la nouvelle présidente de l’association A.R.B.R.E qui a succédé à Jean-Pierre Fels, le fondateur, disparu le 14 février dernier, souhaite la bienvenue à tous les participants et rappelle les différentes activités de l’A.R.B.R.E : des animations dans les écoles des deux communes, des sorties nature (fleurs, oiseaux, batraciens), l’opération annuelle Nettoyons la nature, des plantations dans le cadre d’Une naissance-un arbre (UNA) et la création d’un sentier botanique dans les carrières de Beaulieu.

Yves Caraglio, chercheur au CIRAD et conseiller scientifique de l’association, présente les deux intervenants de la soirée, Jérôme Duminil, chercheur à l’IRD, qui parlera de la domestication des arbres fruitiers et Brigitte Favre, historienne de l’art, qui évoquera la représentation artistique des arbres fruitiers. Nous terminerons la soirée avec des réponses la question : Que mange-t-on dans le fruit ? Sujet traité par Yves Caraglio.


La domestication

des arbres fruitiers

– Jérôme Duminil

A l’aide d’un diaporama, Jérôme Duminil nous présente un historique des différents moyens mis en œuvre pour apprivoiser et développer la culture des arbres fruitiers. Il nous parle de diversité génétique à la manière des races humaines et de diversité spécifique (les animaux, les végétaux). Il tente, avec la prudence du chercheur,  de nous expliquer d’où viennent les fruits cultivés que nous consommons quotidiennement.

Il y a quelques 300 000 ans avant Jésus-Christ il y avait des chasseurs-cueilleurs. Avec la révolution néolithique (- 10 000 avant notre ère) et la sédentarisation des populations, on assiste au développement de l’agriculture et à la création des premiers centres de domestication dans le Croissant fertile, en Chine, en Nouvelle-Guinée, au Mexique.

Pour retracer l’histoire de la domestication des espèces, on fait appel à plusieurs disciplines :

  • La botanique.
  • L’archéologie (restes archéo-botaniques).
  • L’iconographie.
  • La linguistique (études à partir de la racine des mots).
  • La littérature : on remonte à – 3 000 en Mésopotamie qui voit les débuts de l’écriture.
  • La génétique, avec l’étude de l’ADN.

Le vase d’Uruk (-3000/-3500 av. J.C.) atteste que les fruits étaient cultivés/utilisés. Les premières plantes cultivées annuellement étaient des céréales. La sédentarisation de l’homme favorise la multiplication des modes de reproduction.

Comme passe-t-on du fruit sauvage au fruit cultivé ? C’est le résultat de plusieurs passages :

  • de l’allo-fécondation à l’autofécondation, de deux individus (mâle et femelle) à un individu.
  • une floraison/fructification régulière.
  • une période de fructification plus longue/décalée dans le temps.
  • des fruits plus gros, plus nombreux, meilleurs.
  • développement de la parthénocarpie : apparition du fruit sans fécondation.

On obtient :

  • Des plantes annuelles (céréales, légumineuses) : la tomate est obtenue par autofécondation. En récoltant les graines, on retrouve la variété initiale.
  • Des plantes pérennes comme les arbres fruitiers.

Que planter pour obtenir de bons fruits ? –  L’invention de la greffe. 

Les premières espèces domestiquées apparaissent en Mésopotamie avec le palmier dattier et l’olivier. Le grenadier dispose d’une aire naturelle autour de la mer Caspienne où il est cultivé depuis 5000 ans et 1500 ans en Egypte. Il y a aussi l’aide des échanges commerciaux (la route de la soie, les échanges avec le Moyen-Orient -poire, coing, néflier-, l’Orient (citron, amandier, abricotier, cerisier) ainsi que les explorations maritimes.

Jérôme Duminil nous parle plus spécifiquement de la domestication du pommier et du bananier.

La domestication du pommier nécessite une greffe. La pomme est le troisième fruit le plus consommé au monde avec 69 millions de tonnes/an et 11 000 variétés dont les plus connues sont la golden, la gala… La pomme sauvage est grosse comme une pièce de 2 € avec un diamètre de l’ordre de 20 à 27 mm. On a retrouvé des restes de pomme qui remontaient à la fin du troisième millénaire av. J.C. C’est néanmoins une culture tardive avec une description de Théophraste qui remonte au Vème-IVème siècles av. J.C. Le pommier a été propagé par les Grecs et les Romains. On dénombre quatre espèces sauvages au Kazakhstan, en Asie centrale (malus sieversii). Le séquençage génétique confirme que c’est l’espèce originelle. 

Comment est-on passé du pommier sauvage au pommier domestiqué ? En 2012 on a acquis des données ADN supplémentaires. Qu’a reçu le pommier domestique des espèces sauvages ? On retrouve environ 26% d’ADN du pommier sauvage qui était peu goûteux.


Le bananier sauvage est une herbe géante qui se propage rapidement. Nous disposons de données archéologiques (pollen, graines), linguistiques et génétiques. 100 millions de tonnes sont consommées par an dans le monde, ce qui représente un marché de 5 milliards de dollars. L’Ouganda est le premier consommateur. Les bananes sauvages viennent de Nouvelle-Guinée. On assiste à un croisement parthénocarpique, sans fécondation. La mise en culture remonterait à -4 500 ans av. J.C. -à la même période que le pommier- et au Cameroun à –  2 500 ans.

Sur le plan linguistique, la plante migre avec son nom puis après propagation, il y a souvent une modification du nom. 

En conclusion, la banane sauvage est peu goûteuse. Les croisements ont permis la création de formes comestibles. La parthénocarpie a  favorisé sa propagation.

Le projet Arbopolis mené notamment dans les écoles de Beaulieu et Restinclières était conduit parallèlement dans des écoles du Cameroun et concernait le safoutier très répandu en Afrique centrale dans la forêt tropicale humide. Son fuit –le safou- ressemble à l’avocat. Il est récolté par les enfants et vendu en tas sur le marché. Il peut se consommer grillé avec la banane plantin. A ce jour on n’a aucune idée de sa domestication (où ? quand ? par qui ? dans quelles circonstances ?).


Avant de passer à la deuxième partie de la soirée, Yves Caraglio propose au public de se rendre dimanche matin à la bibliothèque de Restinclières pour découvrir l’exposition sur la diversité des fruits ainsi que deux petits films confectionnés avec des dessins d’enfants sur le figuier et les abeilles.


Représentation artistique

de l’arbre fruitier

Il donne la parole à Brigitte Favre, historienne de l’art, à qui il a été demandé d’évoquer la représentation artistique de l’arbre fruitier. L’exercice va se révéler difficile dans la mesure où ce motif est peu représenté. L’arbre est traditionnellement symbolisé par une verticale reliant la terre (les racines) au ciel, soit l’axe du monde. Il est présent depuis longtemps sur des tablettes. On y ajoute fréquemment des oiseaux mais aussi d’autres animaux. L’arbre de vie diffère selon les civilisations. A Teotihuacán au Mexique, l’aigle aurait déterminé l’emplacement du site. 

L’arbre est souvent associé à l’eau, une source sacrée par exemple. Il peut porter des fruits auxquels on ne s’attend pas, comme chez les Celtes.

Avec une fresque égyptienne qui remonterait au 13ème siècle av. J.C. l’intervenante  évoque une des plus anciennes représentations de l’arbre fruitier. On y voit de l’eau, des arbres fruitiers comme le palmier dattier, des personnages cultivant la terre. Dans l’au-delà les défunts peuvent faire appel à des serviteurs miniatures. Cette fresque présente deux défunts de profil –selon le meilleur angle possible-.

A l’époque romaine, on trouve la représentation de jardins avec des arbres fruitiers comme dans la fresque de la Maison du bracelet d’or à Pompéi, des statues, des fontaines, des oiseaux, des petits fruits.  

Fresque de la Maison du bracelet d’or à Pompéi. (© Stéphane Compoint)

Idem pour la bible de Saint-Bidero du Xème siècle conservée dans la cathédrale de León en Espagne. 

Après l’Empire romain, on constate une perte de capacités techniques. Les représentations artistiques ont pour but d’asseoir la puissance de l’Eglise. On retrouve néanmoins l’arbre de vie dans les manuscrits sacrés avec des animaux au pied des arbres et de grandes influences orientales.

La symbolique des jardins évolue au Moyen-Age. Les jardins clos –jardins d’amour- représentent le paradis terrestre en miniature.

Avec Jérôme Bosch, les représentations évoluent. C’est un peintre extraordinaire pour son époque et son milieu artistique, originaire du nord de l’Europe. Cf. les grands triptyques que l’on peut voir au musée du Prado à Madrid ou à l’Escurial. Le jardin des délices (220 x 386 cm). Le panneau de gauche représente le paradis terrestre. On y voit une sorte de  cactus, un lapin (la luxure) mais pas de représentation de fruits sauf dans le panneau central, des sortes de baies, peut-être des fraises ? Le pommier est très stylisé avec le serpent. Au-dessus, Dieu et le combat des anges. Il y a eu une récupération par la bible d’éléments existants. 

source image : comprendrelapeinture.com/le-jardin-des-delices-jerome-bosch

A la même époque, Le Printemps (203×314 cm) de Botticelli est rempli de symboles. Le peintre a travaillé pour les Médicis notamment dans les palais à Florence. Les personnages sont quasiment grandeur nature. On peut voir des fruits dans le haut de la toile et des fleurs dans le bas. Au centre, Flore, puis les trois grâces. Mercure/Hermès écarte les nuées avec un caducée (bâton entouré de deux serpents) qui illustre la concorde à Florence. Si les fleurs sont bien identifiées, il n’en est pas de même des fruits. Ce ne sont pas des oranges et nous sommes au printemps ? Tout est beau et accueillant.

Source image : wikipedia.org/wiki/Le_Printemps_(Botticelli)

Début XVIème siècle, Michel-Ange peint le plafond de la chapelle Sixtine. Deux observations : il nie la surface et il n’y a pas de plafond mais un ciel ouvert. Dans chaque compartiment, Michel- Ange a peint une scène biblique. Les corps sont musclés, les rendus anatomiques sont ceux du sculpteur. L’artiste est venu à Rome à reculons à la demande du pape. Il y est resté quatre ans. L’arbre représenté est-il un pommier ?

Source image : wikipedia.org/wiki/Plafond_de_la_chapelle_Sixtine

Nous avons donc toujours peu de représentations de l’arbre fruitier.

Fin XVIIème-début XVIIIème s. on peut voir avec Oudry un oranger en fleurs dans un beau vase. L’oranger est alors considéré comme un bien précieux. C’est l’époque de la construction des orangeries comme à Versailles.

C’est plus facile avec les Impressionnistes –Monet, Sisley, Pissarro. Première exposition en 1874. Le tableau Jardin potager (65×81 cm) peint en 1877 par Camille Pissarro  est visible au musée d’Orsay. Les peintres sortaient et peignaient sur le motif grâce à l’invention du tube de peinture. Le développement des moyens de communication –le train- favorisait les déplacements. Ils devaient travailler vite pour obtenir la touche fractionnée. Auparavant les peintres réalistes travaillaient en atelier. L’invention de la photographie dans les années 1830 (Nadar) a permis une approche de la nature plus sensible. Les artistes peignent des arbres en fleurs. On dénote le frémissement de la surface. Mais subsiste un problème plastique entre le peintre et le fruit, cf. Le poirier d’Angleterre de Renoir (1873). 

Avec du recul, c’est vibrant. Le sujet préféré des Impressionnistes, c’est un personnage intégré dans un paysage, à la différence de Courbet. Dans La Seine à Bougival de Sisley, on sent le vent. On a une impression de vie. Printemps.Pruniers en fleurs (1877) de Pissarro : on peut toujours indiquer la saison et l’heure. Avec un très grand ciel, on n’est pas loin de midi.

The Orchard’, 1879, (1939). ‘Jardin potager à l’Hermitage. Pontoise’. Kitchen garden at the Hermitage, Pontoise, northern France. Painting in the Musée d’Orsay, Paris. From « Camille Pissarro », by John Rewald. [Collins, London, 1939] Artist Camille Pissarro. (Photo by Print Collector/Getty Images)
Le Poirier d’Angleterre. 1873. Auguste Renoir – source image : https://lacadutadeglidei.files.wordpress.com
La Seine à Bougival. Sisley. 1873 – Source image : www.wikiart.org
Printemps.Pruniers en fleurs (1877) Pissarro – Source image : art-prints-on-demand.com

Nous abordons les post-impressionnistes avec Van Gogh : Branche fleurie d’amandier (1890) peint quand le peintre était hospitalisé à Saint-Rémy de Provence. On  découvre l’influence des estampes japonaises. Les artistes peuvent peindre des séries : des meules de foin, des peupliers le matin, le midi… Un détail peut occuper la surface. Les impressionnistes ont été fascinés par la lumière.

Van Gogh : Branche fleurie d’amandier (source image Pinterest)

Okusaï : Branche de cerisier au musée Caumont à Aix en Provence. Van Gogh a peint les Alpilles avec une touche fractionnée très divisée, des arbres tourmentés comme les oliviers. 

Le Vieil olivier (72 x 60 cm) de Félix Vallotton, peintre nabi (1922). Le tronc de l’olivier est fendu en deux. Très belle mise en scène. 

En conclusion, Brigitte Favre recommande l’exposition Nous les Arbres à la Fondation Cartier à Paris, prolongée jusqu’au 5 janvier 2020. On peut y découvrir des œuvres de Fabrice Ibert (57 ans). C’est un artiste intéressant, normand d’origine, qui plante des arbres.


Que mange-t-on dans le fruit ?

Une rapide présentation de la fleur et de son devenir nous sont présentés par Yves Caraglio, botaniste au Cirad. 
Le pistil de la fleur donne naissance au fruit et les graines sont contenues dans le fruit. Il nous montre comment les différentes parties du pistil ou de la fleur se transforme pour former différents types de fruit telle la baie dans laquelle le pistil devient tout charnu et juteux comme chez le grain de raisin (les pépins sont les graines, l’orange est aussi une baie, mais dont la partie juteuse est constituée par des centaines de poils gorgés de liquide sucré. La drupe provient de la transformation du pistil en une partie charnue plus ou moins épaisse et en une partie épaisse et interne très dure qui forme le noyau à l’intérieur duquel se trouve la graine. C’est le cas de la cerise, de l’abricot mais aussi de l’amande qui s’ouvre en se desséchant laissant voir le noyau contenant la graine (l’amande !).

Pour beaucoup de fruits, les apparences et encore plus les dénominations courantes sont trompeuses, c’est dans cet esprit qu’Yves Caraglio nous fait découvrir les secrets de la pomme, de la fraise, de la figue, de l’ananas et plein d’autres encore.

Les conférences terminées, le public est invité à partager le pot de l’amitié et à découvrir/redécouvrir l’exposition installée au fond de la salle avec aussi la présentation de quelques fruits exotiques (pitaya, melano, goyave, maracuja, longan, papaye, noix de coco, noix de cola, physalis, prune de Cythère, safou, ananas) qu’Yves Caraglio commente abondamment.

La diversité des fruits

7e édition Regards Croisés

Exposition

À partir du lundi 12 novembre l’association « Les amis de la bibliothèque » a ouvert les portes de la bibliothèque de Restinclières pour faire découvrir l’exposition installée par l’association A.R.B.R.E. sur la diversité des fruits dans le cadre de la 7e édition de Regards Croisés.

Les classes de CM1 et CM2 sont venus visiter l’exposition le mardi 13 novembre.

Le mercredi la bibliothèque accueillait l’atelier fruit dont le compte-rendu se trouve sur ce lien : https://arbre34160.org/2019/11/16/animation-enfants-a-restinclieres/

Et le samedi 16 novembre les enfants qui participaient à l’atelier d’écriture organisé par « Les amis de la bibliothèque »ont aussi profité du visionnaire de l’expo avec un grand succès pour les deux petits films d’animations projetés sur le grand téléviseur. Il est à noter que Yves Caraglio a participé au film sur le figuier en tant que conseiller scientifique.

Merci à la très belle énergie d’Évelyne Aulagner, bénévole des Amis de la Bibliothèque, et adhérente de l’association A.R.B.R.E, pour l’accueil des visiteurs et toute son aide à la logistique de l’exposition.

Animation Enfants à Beaulieu

7e édition Regards Croisés
Ateliers gourmands autour des fruits

Mercredi 13 novembre 2019 – Beaulieu

Pour la troisième  année consécutive l’A.R.B.R.E (Association Restinclières-Beaulieu pour le Respect de l’Environnement) a organisé dans le cadre de sa semaine Regards croisés sur les arbres fruitiers un atelier culinaire ouverts aux enfants âgés de 6 à 10 ans sous la houlette de l’Effet Gomasio, traiteur bio-végétarien, et de deux bénévoles de l’association.
Après les olives et le miel les années précédentes, les 9 enfants inscrits étaient conviés à confectionner trois gourmandises avec des fruits frais et des fruits secs.

Les enfants installés autour d’une grande table ont tenté de reconnaître les fruits  disposés devant eux. Après avoir fait la distinction entre les fruits sauvages que l’on trouve dans la nature (grenades, kakis pomme, figues…) et les fruits cultivés dans les vergers, l’animatrice a rappelé les fruits et « faux-fruits » utilisés en cuisine :

• Les agrumes (oranges, mandarines, citrons, pamplemousses…)
• Les baies (mûres, cassis, framboises, myrtilles, fraises…)
• Les fruits à pépins (pommes, poires, kiwis, raisin…)
• Les fruits à noyaux (abricots, prunes…)
• Les fruits à coques (noix, amandes, châtaignes…)
• Les fruits exotiques (ananas, mangues, bananes, papayes…

Les enfants ont essayé d’identifier  les variétés de pommes qu’ils avaient sous les yeux (granny smith, america red, reinette grise du Canada, golden, chantecler…).
Avant de commencer à cuisiner il a été question des différentes méthodes de  conservation des fruits : naturellement à l’abri de la lumière, par séchage, congélation, stérilisation…
Après le lavage des mains, les enfants sont passés aux travaux pratiques par petits groupes pour la confection de trois desserts gourmands :

1 – le gâteau cru aux pommes, carottes et fruits secs

Il leur a été demandé de râper à tour de rôle une pomme et une carotte bios puis de procéder à leur mélange et d’y ajouter, au choix, des fruits secs et oléagineux préalablement réduits en poudre dans un mixer. Chaque gâteau terminé et portant le nom de l’enfant était disposé dans un plat déposé au réfrigérateur pour gagner en consistance.

2 – Mousse de kiwi

Après nettoyage du plan de travail, les enfants ont épluché chacun un kiwi qu’ils ont coupé en morceaux pour être mixé. Ils ont ajouté chacun une cuillérée à café de graines de Chia destinées à donner de la consistance.  La mousse obtenue a été déposée dans les bocaux individuels apportés par les enfants. Rapportée à la maison et conservée au réfrigérateur,  c’était le dessert du soir…

3 – Le yaourt à la banane

Cette préparation destinée à être consommée sur place comprenait les ingrédients suivants :
• Un yaourt pour deux enfants
• Une banane pour deux yaourts
• Un peu de sucre de canne (ajout inutile pour les bananes mûres).

Les marmitons ont épluché et coupé en morceaux les bananes qui ont été mélangées avec les yaourts. Passée au mixer cette préparation a pu être dégustée sur place par les enfants et les adultes présents.

A la fin de la séance les enfants sont repartis chacun avec leur gâteau et la mousse de kiwi pour une découverte en famille.

L’atelier s’est déroulé agréablement avec des marmitons prêts à mettre la main à la pâte… de fruit ! Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles découvertes.

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Compte-rendu de Régine Paris

Animation Enfants à Restinclières

7e édition Regards Croisés
Ateliers gourmands autour des fruits

Mercredi 13 novembre 2019 – Restinclières

Pour la troisième  année consécutive l’A.R.B.R.E (Association Restinclières-Beaulieu pour le Respect de l’Environnement) a organisé dans le cadre de sa semaine Regards croisés sur les arbres fruitiers un atelier culinaire ouverts aux enfants âgés de 6 à 10 ans sous la houlette de l’Effet Gomasio, traiteur bio-végétarien, et de deux bénévoles de l’association.
Après les olives et le miel les années précédentes, les 12 enfants étaient conviés à confectionner trois gourmandises avec des fruits frais et des fruits secs.

Les enfants installés autour d’une grande table ont tenté de reconnaître les fruits  disposés devant eux. Après avoir fait la distinction entre les fruits sauvages que l’on trouve dans la nature (grenades, kakis pomme, figues…) et les fruits cultivés dans les vergers, l’animatrice a rappelé les fruits et « faux-fruits » utilisés en cuisine :

• Les agrumes (oranges, mandarines, citrons, pamplemousses…)
• Les baies (mûres, cassis, framboises, myrtilles, fraises…)
• Les fruits à pépins (pommes, poires, kiwis, raisin…)
• Les fruits à noyaux (abricots, prunes…)
• Les fruits à coques (noix, amandes, châtaignes…)
• Les fruits exotiques (ananas, mangues, bananes, papayes…

Les enfants ont essayé d’identifier  les variétés de pommes qu’ils avaient sous les yeux (granny smith, america red, reinette grise du Canada, golden, chantecler…).
Avant de commencer à cuisiner il a été question des différentes méthodes de  conservation des fruits : naturellement à l’abri de la lumière, par séchage, congélation, stérilisation…
Après le lavage des mains, les enfants sont passés aux travaux pratiques par petits groupes pour la confection de trois desserts gourmands :

1 – le gâteau cru aux pommes, carottes et fruits secs

Il leur a été demandé de râper à tour de rôle une pomme et une carotte bios puis de procéder à leur mélange et d’y ajouter, au choix, des fruits secs et oléagineux préalablement réduits en poudre dans un mixer. Chaque gâteau terminé et portant le nom de l’enfant était disposé dans un plat déposé au réfrigérateur pour gagner en consistance.

2 – Mousse de kiwi

Après nettoyage du plan de travail, les enfants ont épluché chacun un kiwi qu’ils ont coupé en morceaux pour être mixé. Ils ont ajouté chacun une cuillérée à café de graines de Chia destinées à donner de la consistance.  La mousse obtenue a été déposée dans les bocaux individuels apportés par les enfants. Rapportée à la maison et conservée au réfrigérateur,  c’était le dessert du soir…

3 – Le yaourt à la banane

Cette préparation destinée à être consommée sur place comprenait les ingrédients suivants :
• Un yaourt pour deux enfants
• Une banane pour deux yaourts
• Un peu de sucre de canne (ajout inutile pour les bananes mûres).

Les marmitons ont épluché et coupé en morceaux les bananes qui ont été mélangées avec les yaourts. Passée au mixer cette préparation a pu être dégustée sur place par les enfants et les adultes présents.

A la fin de la séance les enfants sont repartis chacun avec leur gâteau et la mousse de kiwi pour une découverte en famille.

L’atelier s’est déroulé agréablement avec des marmitons prêts à mettre la main à la pâte… de fruit ! Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles découvertes.

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Compte-rendu de Régine Paris

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