Archives d’Auteur: ARBRE

L’arbre fruitier

Une domestication réussie ?

Du 12 au 16 novembre 2019

Cette année ARBRE vous propose d’aller à la découverte de l’arbre fruitier.

… article en cours de construction…

Affiche 2019

Toute la semaine du 12 au 16 novembre, une exposition à la Bibliothèque de Restinclières vous fera découvrir « La diversité des fruits ».
Détails à venir…

Le mercredi 13 novembre les enfants pourront découvrir les fruits et les utiliser dans des recettes simples avec les animatrices de l’Effet Gomasio sur deux ateliers :

  • Réserver l’atelier fruit à Beaulieu (10 places) lien non actif à ce jour
    Salle du Clos St Vincent (10h30) à Beaulieu
  • Réserver l’atelier fruit à Restinclières (10 places) lien non actif à ce jour
    Bibliothèque municipale de Restinclières (14h30)

Le samedi 16 novembre
• 15 h Initiation à la taille des arbres fruitiers (lieu et intervenant à venir…)
Détails à venir…

  • Réserver l’atelier taille du fruitier (15 places) lien non actif à ce jour
    Information pratique à suivre…

• 20 h Soirée débat pour clore cette semaine, dans la salle du foyer de Beaulieu, avec les conférenciers suivants :

  • Jérôme Duminil, chercheur à l’Institut de Recherche et Développement (IRD) – interviendra sur la domestication de l’arbre fruitier (45 minutes).
  • Yves Caraglio, botaniste, responsable d’équipe au Département Systèmes biologiques (Bios) du Cirad de Montpellier. Il présentera « Que mange-t-on dans un fruit ? ».
  • Un professeur d’histoire de l’art interviendra sur la représentation artistique de l’arbre fruitier.

Sortie « de la fleur au fruit »

Samedi 8 juin 2019

Rendez-vous botanique

L’association ARBRE a donné rendez-vous dans la plaine de Beaulieu ce samedi à 16 h pour une promenade botanique afin de découvrir tout le chemin parcouru par nos petites fleurs des prés et des bois pour enfanter de jolis fruits. Yves Caraglio, enseignant-chercheur au CIRAD, gibecière bien remplie, mènera la petite troupe composée d’une vingtaine de personnes vers des découvertes somptueuses. L’an dernier la sortie s’était déroulée dans le Bois du Renard et l’observation s’était arrêtée à la fleur.

Le soleil est de la partie. L’ombre est rare. Un premier arrêt à la sortie du parking permet à Yves de rafraîchir les mémoires sur le système de la fleur qui regroupe les organes mâles et femelles qui donneront naissance au fruit : les sépales ou le calice, les pétales forment la corolle. C’est ce que l’on voit de loin, ce qui est attractif pour les yeux et pour les insectes. Les pièces périanthaires masquent les organes de reproduction. Nous allons nous intéresser au gynécée, la partie femelle de la fleur (formée par les carpelles). 

Yves a apporté plusieurs fèves. La feuille verte assure la photosynthèse sur la plante, il existe une feuille un peu particulière qui porte les ovules (qui permettront la formation des graines), on appelle cet élément la feuille carpellaire. Pour illustrer ce qu’est la feuille carpellaire, il suffit d’ouvrir une gousse de fève en deux : une lame verte (la feuille carpellaire) qui porte des ovules qui se sont transformées en graines. Cette feuille carpellaire s’est refermée sur elle-même enfermant les ovules à l’intérieur. La fleur comporte ainsi une ou plusieurs feuilles carpellaires que l’on appelle plus facilement un carpelle. La fleur comprend un ou plusieurs carpelles (de 1 à 5). On peut distinguer la ligne de soudure sur l’exemple de la fève (carpelle unique. L’ensemble des carpelles constitue l’ovaire. La fève va s’ouvrir sur les deux côtés –sur la ligne de soudure et sur la face opposée, le dos-. Les campagnols le savent eux qui ouvrent la fève sur le dos pour grignoter les graines des fèves bien suspendues grâce à des petits filaments, équivalents du cordon ombilical.

Yves continue la cueillette avec des petites poires. On retrouve les traces de la fleur dans la petite couronne composée de 5 pics –le calice, puis les traces des étamines-. Au centre, les pétales sont tombés. Yves dessine : l’ovaire est sous le calice mais ce n’est pas toujours le cas. Il coupe la poire en deux et nous invite à regarder l’intérieur : on voit comme des petites gouttes translucides, ce sont les feuilles carpellaires avec deux ovules par feuille. Ce que l’on appelle couramment « les pépins », ce sont les graines. Le fruit naît de l’épaississement de l’ovaire formé par l’ensemble des carpelles, ici pour la poire on dénombre 5 carpelles. Les poires sauvages font partie de la famille des rosacées.

Yves cueille une petite branche fleurie. Il y a beaucoup d’étamines sur la fleur. On découvre que chaque partie verte correspond à une feuille carpellaire. Nous avons affaire à une ronce, rubusla mûre. La partie dure de la mûre est attachée au carpelle. Chaque petit carpelle va grossir et donner un petit fruit qui va se coller à son voisin, et on mangera la mûre avec dans chaque petit fruit globuleux les graines. Le fruit est plus appétant que la graine qui sera ingérée par un oiseau et prédigérée puis rejetée dans ses excréments. La ronce fait aussi partie de la famille des rosacées. Dans cette promenade, nous sommes dans une démarche de vulgarisation qui consiste à simplifier des phénomènes plus complexes.

On se déplace un peu pour changer de registre avec une plante moins flashie qui appartient à la famille des céréales –les poacées ex. graminées-. Ces plantes ont des fleurs. Les fleurs ont du pollen. En les agitant on disperse le pollen. Yves fait un dessin. Les étamines sont à l’extérieur. Le vent est le pollinisateur. Pas besoin d’insecte. On distingue « le style » au sommet puis les stigmates. La fleur est simple. On ne la verra pas. Yves nous montre la partie qui constitue ce que l’on appelle le « son » de la folle avoine.

De la fleur à l’inflorescence : la plante met en place des fleurs sur une même tige, l’ensemble des fleurs s’appelle une inflorescence, sur la tige du bas vers le haut on passe des fleurs les plus anciennes aux plus jeunes, c’est une inflorescence appelé « grappe ». Quand toutes les fleurs partent d’un même point et sont à la même hauteur, l’inflorescence s’appelle une ombelle, c’est typique de la famille de la carotte (les ombellifères). La marguerite(ici une artémise) est une inflorescence « contractée », elle mime une fleur ! En l’ouvrant en deux, on découvre plein de petites fleurs. Dans chaque minuscule fleur, les pétales sont soudés. Les fleurs périphériques sont les plus anciennes et ont des pétales de grande taille et soudées en une lame blanche qui forme la couronne blanche de la marguerite. Sur cette fleur, les étamines qui supportent le pollen sont collées entre elles. Après la pollinisation, il y a la formation d’un petit fruit qui ne s’ouvre pas et qui est disséminé par le vent. Dans cette « marguerite », on distingue donc les fleurs en tube au centre et les fleurs avec la grande corolle blanche sur la périphérie. 

On poursuit la balade pour s’arrêter devant un parterre de fleurs violettes qui comptent 5 pétales et qui appartiennent à la famille des mauves. Elles ont deux petites pièces supplémentaires en dessous du calice. Les étamines sont soudées en un tube, on distingue aisément les gros grains de pollen blanc. Quand les étamines sont flétries, on voit le style qui est allongé avec ses 5 stigmates en étoile.

En longeant une petite vigne, Yves cueille une petite grappe qui est une inflorescence complexe. Chaque grain provient d’une fleur,  on retrouve les traces de la fleur avec la présence des étamines au-dessous de chacun des petits fruits en formation.

Au tour de la fleur de la carottede passer à la loupe, composée d’un ensemble d’ombelles simples regroupées elle-même en une ombelle. Elle sent bon. Elle est proche de la fleur de la cigüe. 

La scabieusevioletterappelle la marguerite avec une inflorescence contractée mais elle est différente : elle n’a pas de fleurs tubulaires, les étamines non soudées sont bleues. Elle produit de jolis fruits verts.

Sur le chemin ombragé, rencontre avec un églantier blanc. La fleur est composée de 5 pétales, 5 sépales et beaucoup d’étamines. Les pétales légèrement rosés et odorants en font une fleur attractive. Chez les rosacées il y a trois manières de passer de la fleur au fruit :

  • Les carpelles sont fermés : poire, pomme
  • Les carpelles indépendants se développent au-dessus : la ronce, la fraise
  • Les carpelles sont libres mais cachés : églantier (ce fruit s’appelle un cynorhodon ou plus prosaïquement un « gratte-cul »).

Dans une même famille comme les rosacées, il peut ainsi y avoir de grandes différences au niveau des fleurs puis par conséquence au niveau des fruits, même si toutes comportent 5 sépales et 5 pétales.

A la fin de la balade retour à la fève avec la gousse produite par l’arbre de Judée. Il s’agit du même type de fruit que la fève du début de la promenade, le fruit s’appelle une gousse, il est typique de la famille des  légumineuses.

Après plus de deux heures et demie de promenade au contact d’une nature souriante les apprentis botanistes vont s’efforcer de regarder autrement et plus attentivement les petites fleurs qui ornent chemins et champs de nos campagnes.

Merci à Yves pour ses explications fleuries et son coup de crayon magistral comme on peut le voir en illustration de ce compte-rendu.


Régine Paris
avec la relecture d’Yves Caraglio


Rendez-vous le samedi 15 juin à 20h30 pour une mini-conférence.
Yves Caraglio reprendra et approfondira le processus du passage de la fleur au fruit, salle Edmond Carrère (au-dessus de la bibliothèque) à Restinclières.

Pique-nique familial dans le parc de la Roselière

Dimanche 26 mai 2019

Avec l’association 123 Soleil nous avons organisé, pour la 3e année consécutive, une journée pique-nique en famille au parc de la Roselière une semaine après celui de Beaulieu.

C’est lors d’une belle journée ensoleillée de mai que petits et grands ont pu à la fois profiter d’une nature foisonnante, et se divertir tout en apprenant à mieux connaître l’environnement local.

Une dizaine de familles et les bénévoles de l’ARBRE se sont retrouvés  ce dimanche 26 maimatin au parc où des animations nature étaient proposées par Yves Caraglio, notre précieux botaniste.

Après avoir cueilli différentesfleurs,  les enfants ont pu les reconnaître grâce aux explications d’Yves, avant de les coller sur un carton blanc pour composer de superbes petits tableaux multicolores.
Yves avait aussi apporté un puissant microscope, permettant à tous d’observer la coupe de différentes branches, ainsi que des plantes variées et quelques insectes.
Des jeux de memory sur des thèmes botaniques étaient aussi présentés par Jacqueline Taillandier, présidente de l’ARBRE.

À noter que le thème choisi cette année par l’association concerne les arbres fruitiers – et plus précisément,  le passage de la fleur au fruit, illustré par d’autres jeux de cartes, représentant tous les stades de l’évolution, depuis le bouton jusqu’au fruit mûr. 

Pendant que les enfants s’égayaient dans la nature, les adultes se sont ensuite rassemblés sous l’auvent pour l’apéritif offert par 123 Soleil, avant d’entamer le repas tiré du sac. Les nouveaux parents ont ainsi eu l’occasion de se retrouver  et de vérifier l’état des arbres plantés pour leurs petits cette année ou les années précédentes.


Louise Achard

Pique-nique familial dans le parc des carrières

Dimanche 12 mai 2019

Le soleil brille et les bourrasques de vent en cette belle matinée de mai n’ont pas découragé les quelques familles -15 adultes et 6 enfants- de venir découvrir le parc des carrières très printanier. Les dernières plantations du mois de décembre sont en bonne forme, des allées ont été dessinées et le parc a été nettoyé.

Yves Caraglio, botaniste et bénévole de l’association ARBRE, propose un atelier de  tressage pour construire des petites palissades le long de l’allée principale. Pour cela il coupe des cannes de Provence à proximité du parc et le transport s’effectue  avec la main d’œuvre disponible, adultes et enfants.

Des piquets en bois sont plantés et le tressage s’effectue dans la bonne humeur. Le vent ne découragera personne et le résultat sera  à la hauteur des apprentis tresseurs.

Pendant l’apéritif Yves nous parle des cannes de Provencepardon… des Arundo donax, c’est plus chic- qui en un an peuvent atteindre 4 mètres. Elles appartiennent à la famille des graminées. Il nous montre les feuilles qui comportent une partie libre et une partie engainante qui participe au renfort mécanique de la tige. Chaque petit bourgeon va donner un axe.

La première année la canne pousse en hauteur, la deuxième année elle met en place des petits axes sur le côté de la tige et la troisième année deux nouveaux axes… puis elle meurt. Plus son diamètre est gros, plus la canne sera grande. Elle fleurit mais elle fait très rarement des graines, elle se reproduit végétativement. Sous terre elle forme des rhizomes qui avancent. Elle ressemble au bambou qui est une plante tropicale originaire d’Asie, mais on en trouve aussi en Afrique et à Madagascar.

Après le pique-nique sur l’espace du futur mandala d’Hilary, Yves propose une déambulation dans les carrières à la découverte des figuiers. L’ARBRE n’a pas planté de figuier dans le parc. Il en existe des « sauvages » que personne n’a achetés.

Après quelques remarques d’ordre géologique puisqu’ il y a quelques 18 à 20 millions d’années la mer occupait cet espace, Yves indique la programmation d’une conférence au mois d’octobre prochain sur les origines de la Méditerranée pour comprendre comment le front de mer s’est déplacé. Dans le sol calcaire des fissures se sont formées qui ont permis la constitution de rivières souterraines. Le figuier très dégourdi suit ces fissures, se développe et récupère de l’eau.

Les oiseaux en vol disséminent des graines en partie digérées et voilà des figuiers sauvages qui grandissent en liberté( ?)  .

Face à un auditoire attentif, Yves précise qu’Il existe deux types de figuiers, des mâles et des femelles :

En hiver tous les figuiers qu’ils soient domestiques ou sauvages perdent leurs feuilles. Néanmoins, on peut observer dans la garrigue des figuiers avec des petites figues vertes en novembre et décembre.

Certaines plantes ont besoin de deux individus, un mâle et une femelle, pour donner des fruits, comme les kiwis, les pistachiers et les figuiers. Mais pour ces derniers c’est plus tordu. 

C’est le figuier mâle qui a beaucoup de figues en hiver. On l’appelle le caprifiguier. Nous sommes devant l’un d’eux. Yves ouvre une figue en deux et nous montre la multitude de fleurs cachées –de 200 à 300- dans une urne. On compte dans le monde de 700 à 1000 espèces de figuiers. C’est un arbre plutôt tropical. 

C’est extraordinaire car il y a une petite ruse : chez le figuier femelle, les figues ne contiennent que des fleurs femelles, tandis que les fleurs femelles sont présentes dans le caprifiguier à côté de fleurs mâles. Une petite guêpe de 2 mm –le blastophage– se développe dans la figue du caprifiguier. Un œuf est pondu dans une fleur femelle du caprifiguier. Les fleurs mâles sont en haut de la figue. Ainsi 100 à 150 fleurs de 2mm sont colonisées. L’insecte femelle mesure 2 mm et le mâle 1,5 mm. La femelle a des ailes. Le mâle a un gros organe de reproduction. Mieux armé dans la vie, le mâle sort le premier de la fleur –il trace le chemin vers la sortie de la figue pour la femelle- .

Les femelles sortent au mois d’avril après les mâles qui forent un orifice. Cette opération qui fera entrer l’air extérieur sera fatale aux mâles.  A leur tour les femelles cherchent des figues. Elles pondent et en même temps sans le vouloir sont recouvertes de pollen. Elles entrent alors dans une figue réceptive au mois de mai-juin soit dans une figue de caprifiguier soit dans une figue de figuier femelle. Elles ressortent de la figue du figuier femelle sans avoir pu pondre mais après avoir pollinisé les fleurs, permettant au jeune fruit de se développer et de former des graines.

Les hommes ont sélectionné les figuiers femelles appelés figuiers domestiques que l’on trouve dans les jardins. Certains de ces individus ont la capacité d’avoir des fruits sans pollinisation : ce sont les figues fleurs du début juillet, moins grosses et moins sucrées que les figues d’automne (qui nécessitent la pollinisation par le blastophage). Ainsi certains figuiers portent deux fois des fruits dans l’année. Ce sont les figues de l’automne qui sont les meilleures.

L’examen des bas-reliefs sur les pyramides montrent que les Egyptiens de l’antiquité connaissaient la caprification. Puis cette connaissance a été perdue et c’est seulement dans les années 1950 que le professeur Valdeyron du CNRS  de Montpellier a retrouvé dans les Cyclades des gens qui pratiquaient la caprification. 

Ainsi chaque espèce de figuier est associée à une petite guêpe particulière. On parle de co-évolution. Pour notre figuier (Ficus carica) c’est le blastophage (Blastophaga psenes).

Yves indique que dans le commerce il vaut mieux acheter des variétés bifères comme « la noire de Caromb » ou la « grise de Tarascon ». Il ne faut pas hésiter à tailler dans la motte pour obtenir de nouvelles racines.

Le figuier est un bel exemple de plante domestiquée qui nécessite la participation d’individus sauvages (les caprifiguiers) pour produire ses fruits.

Pour obtenir des figues sèches, il faut les faire sécher quand elles sont à maturité, à l’ombre sur des claies constituées de roseaux et préférer celles de petite taille. Il faut les retourner chaque jour, les fariner et les parfumer avec des feuilles de laurier sauce.

La petite troupe se dirige ensuite vers le panneau du sentier nature créé par l’ARBRE avec le soutien de la municipalité et consacré au figuier. Puis Yves s’extasie devant une petite orchidée des garrigues –l’ophrys jaune– qui pour se reproduire a besoin d’un insecte. Attention aux fleurs trompeuses qui fleurissent tôt au printemps et qui dépourvues de nectar trompent les insectes qui viennent les butiner ! La nature a plus d’un tour dans son sac.

Après toutes ces explications savoureuses, on remercie chaleureusement Yves  et on se donne rendez-vous le samedi 8 juin pour la sortie Fleurs-Fruits.


Régine Paris
avec la relecture d’Yves Caraglio

Sortie ornithologique

Samedi 11 mai 2019

La plaine agricole de Beaulieu

Les oiseaux de la plaine de Beaulieu ont eu un franc succès samedi 11 mai avec quelques 35 adultes et 7 enfants qui se sont retrouvé à 7h30 à l’ancienne station de levage pour une promenade silencieuse.  Un départ matinal ne les a pas découragés. Equipés de six longues-vues et de jumelles, sous la conduite de Karline Martorell, ornithologue, et d’Yves Caraglio, botaniste et bénévole de l’association ARBRE, grands et petits marcheurs ont tendu l’oreille –les deux quand c’était possible- pour tenter de reconnaître nos amis chanteurs. C’est le Rossignol philomèleque l’on reconnait d’emblée même s’il refuse de se montrer. Il nous accompagnera tout au long de cette balade.

La plaine héberge 6 à 8 outardes canepetières. En tant qu’espèce menacée elles font l’objet d’un programme de conservation au niveau national. Chemin faisant Yves réussira à en photographier une avec une proie dans le bec. Nous en verrons trois en vol, une femelle et deux mâles. Difficile dans ces conditions de les observer à la lunette. Pour effectuer tout son cycle biologique, cette espèce a besoin d’une mosaïque de milieux agricoles alternant friche ou pâtures, luzerne et colza.

Karline nous signale deux coucous geais, cet oiseau bien connu pour pondre dans le nid des autres et notamment dans les nids de Pie bavarde tout en abandonnant leur progéniture… Puis c’est le chant de l’Hypolaïs polyglotte qui se montrera un peu plus tard et qui nous accompagnera pour le reste de la balade.

Hypolais-polyglotte (©Yves Caraglio)

Karline nous indique que 80% des oiseaux sont identifiés à leur chant faute de pouvoir les voir de près. Aussi elle n’hésitera pas à nous les montrer sur le guide ornithologique qui ne la quitte pas.

Si on a l’oreille un peu exercée on peut reconnaître le chant de la Caille des blés qui se cache bien dans les champs.
Des pigeons ramiers sauvages passent dans le ciel. On peut en voir un à la lunette.

Tentative de Karline de nous faire entendre sur son mobile le chant du Loriot d’Europe en espérant qu’un vrai lui répondra. Présence aussi d’un mâle de Pie-grièche écorcheur, en halte migratoire, observée dans une vigne. Cet oiseau est connu pour empaler ses proies sur des buissons épineux, d’où son nom d’écorcheur.Bien haut dans le ciel passage d’un Faucon crécerelle, le plus commun des faucons, qui vit dans les vieilles bâtisses. Puis c’est au tour d’une Buse variable en vol qu’Yves arrive à photographier. Son envergure peut atteindre 1,10 m à 1,30 m.

Buse variable (©Yves Caraglio)

A la lunette nous pouvons voir le Bruant proyer qui possède une petite dent au niveau de la mandibule supérieure, bien visible lorsqu’il chante. Ce Bruant est fréquent en milieu agricole.

On entend aussi les martinets noirs et on distingue un Héron garde-bœufs au plumage nuptial en vol. Nous avons également pu entendre une Locustelle tachetée, chantant dans les fourrés. Celle-ci n’est présente qu’en halte migratoire et repartira très certainement dans les prochains jours.  

Héron-garde-boeuf (©Yves Caraglio)

Présent aussi dans la plaine le Circaète Jean-le-blanc, de couleur claire avec une tête marron. C’est un rapace et son régime alimentaire est principalement constitué reptiles et plus particulièrement de serpents.

Circaète-Jean-le-Blanc (©Yves Caraglio)

A la fin de cette promenade printanière d’un peu plus de deux heures, Karline nous montre quelques jolies plumes ramassées au sol comme celles très colorées du Loriot d’Europe ou du Rollier d’Europe.

Compte tenu du succès de cette sortie, deux balades seront programmées la prochaine fois.

Merci à Karline pour toutes les informations fournies. Il ne nous reste qu’à tendre l’oreille et à ouvrir grands les yeux. C’est pas gagné mais on peut toujours essayer.


Régine Paris
Relue par Karline Martorell et Yves Caraglio

Éducation à l’environnement

Projet ARBOPOLIS

La valorisation d’arbres fruitiers locaux

L’association A.R.B.R.E dans le cadre de sa mission d’éducation à l’environnement participe avec les écoles de Beaulieu et de Restinclières au projet de recherche ARBOPOLIS mené par l’Institut de Recherche et Développement (IRD) de Montpellier et qui porte sur les représentations mentales que les enfants ont des arbres fruitiers. Ce projet est mené initialement au Cameroun.

1re phase
Les enfants dessinent un arbre fruitier
et recueille de leurs commentaires. 

Mars 2019
  • Moyenne section de maternelle à Beaulieu : jeudi 14 mars le matin
  • Moyenne section de maternelle à  Restinclières : vendredi 15 mars matin
  • Grande section de maternelle à Restinclières : vendredi 15 mars après midi
  • CM1 Beaulieu : lundi 1eravril après midi 

Cette première étape sera suivie d’un apport de connaissances par Yves Caraglio au retour des vacances de printemps puis de la réalisation d’un second dessin.
Une sélection de dessins fera l’objet d’une exposition à l’occasion de « Regards croisés« .

2e phase
Apport de connaissances
sur le figuier.

Lundi 6 mai 2019

3e phase
Un nouveau dessin d’arbre fruitier a été demandé aux élèves.

Lundi 2 juin 2019

Bilan à venir…

Le 14 juin deux séances auront lieu en maternelle à Restinclières et une séance en maternelle à Beaulieu.