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Animation Enfants à Beaulieu

7e édition Regards Croisés
Ateliers gourmands autour des fruits

Mercredi 13 novembre 2019 – Beaulieu

Pour la troisième  année consécutive l’A.R.B.R.E (Association Restinclières-Beaulieu pour le Respect de l’Environnement) a organisé dans le cadre de sa semaine Regards croisés sur les arbres fruitiers un atelier culinaire ouverts aux enfants âgés de 6 à 10 ans sous la houlette de l’Effet Gomasio, traiteur bio-végétarien, et de deux bénévoles de l’association.
Après les olives et le miel les années précédentes, les 9 enfants inscrits étaient conviés à confectionner trois gourmandises avec des fruits frais et des fruits secs.

Les enfants installés autour d’une grande table ont tenté de reconnaître les fruits  disposés devant eux. Après avoir fait la distinction entre les fruits sauvages que l’on trouve dans la nature (grenades, kakis pomme, figues…) et les fruits cultivés dans les vergers, l’animatrice a rappelé les fruits et « faux-fruits » utilisés en cuisine :

• Les agrumes (oranges, mandarines, citrons, pamplemousses…)
• Les baies (mûres, cassis, framboises, myrtilles, fraises…)
• Les fruits à pépins (pommes, poires, kiwis, raisin…)
• Les fruits à noyaux (abricots, prunes…)
• Les fruits à coques (noix, amandes, châtaignes…)
• Les fruits exotiques (ananas, mangues, bananes, papayes…

Les enfants ont essayé d’identifier  les variétés de pommes qu’ils avaient sous les yeux (granny smith, america red, reinette grise du Canada, golden, chantecler…).
Avant de commencer à cuisiner il a été question des différentes méthodes de  conservation des fruits : naturellement à l’abri de la lumière, par séchage, congélation, stérilisation…
Après le lavage des mains, les enfants sont passés aux travaux pratiques par petits groupes pour la confection de trois desserts gourmands :

1 – le gâteau cru aux pommes, carottes et fruits secs

Il leur a été demandé de râper à tour de rôle une pomme et une carotte bios puis de procéder à leur mélange et d’y ajouter, au choix, des fruits secs et oléagineux préalablement réduits en poudre dans un mixer. Chaque gâteau terminé et portant le nom de l’enfant était disposé dans un plat déposé au réfrigérateur pour gagner en consistance.

2 – Mousse de kiwi

Après nettoyage du plan de travail, les enfants ont épluché chacun un kiwi qu’ils ont coupé en morceaux pour être mixé. Ils ont ajouté chacun une cuillérée à café de graines de Chia destinées à donner de la consistance.  La mousse obtenue a été déposée dans les bocaux individuels apportés par les enfants. Rapportée à la maison et conservée au réfrigérateur,  c’était le dessert du soir…

3 – Le yaourt à la banane

Cette préparation destinée à être consommée sur place comprenait les ingrédients suivants :
• Un yaourt pour deux enfants
• Une banane pour deux yaourts
• Un peu de sucre de canne (ajout inutile pour les bananes mûres).

Les marmitons ont épluché et coupé en morceaux les bananes qui ont été mélangées avec les yaourts. Passée au mixer cette préparation a pu être dégustée sur place par les enfants et les adultes présents.

A la fin de la séance les enfants sont repartis chacun avec leur gâteau et la mousse de kiwi pour une découverte en famille.

L’atelier s’est déroulé agréablement avec des marmitons prêts à mettre la main à la pâte… de fruit ! Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles découvertes.

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Compte-rendu de Régine Paris

Animation Enfants à Restinclières

7e édition Regards Croisés
Ateliers gourmands autour des fruits

Mercredi 13 novembre 2019 – Restinclières

Pour la troisième  année consécutive l’A.R.B.R.E (Association Restinclières-Beaulieu pour le Respect de l’Environnement) a organisé dans le cadre de sa semaine Regards croisés sur les arbres fruitiers un atelier culinaire ouverts aux enfants âgés de 6 à 10 ans sous la houlette de l’Effet Gomasio, traiteur bio-végétarien, et de deux bénévoles de l’association.
Après les olives et le miel les années précédentes, les 12 enfants étaient conviés à confectionner trois gourmandises avec des fruits frais et des fruits secs.

Les enfants installés autour d’une grande table ont tenté de reconnaître les fruits  disposés devant eux. Après avoir fait la distinction entre les fruits sauvages que l’on trouve dans la nature (grenades, kakis pomme, figues…) et les fruits cultivés dans les vergers, l’animatrice a rappelé les fruits et « faux-fruits » utilisés en cuisine :

• Les agrumes (oranges, mandarines, citrons, pamplemousses…)
• Les baies (mûres, cassis, framboises, myrtilles, fraises…)
• Les fruits à pépins (pommes, poires, kiwis, raisin…)
• Les fruits à noyaux (abricots, prunes…)
• Les fruits à coques (noix, amandes, châtaignes…)
• Les fruits exotiques (ananas, mangues, bananes, papayes…

Les enfants ont essayé d’identifier  les variétés de pommes qu’ils avaient sous les yeux (granny smith, america red, reinette grise du Canada, golden, chantecler…).
Avant de commencer à cuisiner il a été question des différentes méthodes de  conservation des fruits : naturellement à l’abri de la lumière, par séchage, congélation, stérilisation…
Après le lavage des mains, les enfants sont passés aux travaux pratiques par petits groupes pour la confection de trois desserts gourmands :

1 – le gâteau cru aux pommes, carottes et fruits secs

Il leur a été demandé de râper à tour de rôle une pomme et une carotte bios puis de procéder à leur mélange et d’y ajouter, au choix, des fruits secs et oléagineux préalablement réduits en poudre dans un mixer. Chaque gâteau terminé et portant le nom de l’enfant était disposé dans un plat déposé au réfrigérateur pour gagner en consistance.

2 – Mousse de kiwi

Après nettoyage du plan de travail, les enfants ont épluché chacun un kiwi qu’ils ont coupé en morceaux pour être mixé. Ils ont ajouté chacun une cuillérée à café de graines de Chia destinées à donner de la consistance.  La mousse obtenue a été déposée dans les bocaux individuels apportés par les enfants. Rapportée à la maison et conservée au réfrigérateur,  c’était le dessert du soir…

3 – Le yaourt à la banane

Cette préparation destinée à être consommée sur place comprenait les ingrédients suivants :
• Un yaourt pour deux enfants
• Une banane pour deux yaourts
• Un peu de sucre de canne (ajout inutile pour les bananes mûres).

Les marmitons ont épluché et coupé en morceaux les bananes qui ont été mélangées avec les yaourts. Passée au mixer cette préparation a pu être dégustée sur place par les enfants et les adultes présents.

A la fin de la séance les enfants sont repartis chacun avec leur gâteau et la mousse de kiwi pour une découverte en famille.

L’atelier s’est déroulé agréablement avec des marmitons prêts à mettre la main à la pâte… de fruit ! Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles découvertes.

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Compte-rendu de Régine Paris

Animation Enfants

6e édition Regards Croisés
Des insectes et des plantes

Mercredi 14 novembre 2018

Autour des abeilles et du miel

Dans le cadre de son « Regards croisés » annuel autour du thème cette année des insectes et des plantes, l’association ARBRE a organisé deux ateliers –le matin à Beaulieu, l’après-midi à Restinclières- destinés à des enfants âgés de 6 à 10 ans,  sur inscription préalable.

19 enfants (11 le matin et 8 l’après-midi) ont répondu présents avec pour quelques-uns le souvenir de l’atelier tapenade de l’an dernier.

En première partie, M. Almès, apiculteur à Saint-Drézéry, fait une démonstration de son savoir- faire. Les enfants découvrent dans une ruche vitrée les abeilles au travail avec de surcroît la présence d’une reine marquée d’un point jaune sur le thorax. A ce propos M. Almès indique qu’il existe trois castes d’abeilles :

  • Les reines : elles assurent seules la ponte
  • Les mâles : ils sont chargés de la reproduction au printemps. Ils se baladent de ruche en ruche et meurent tous la même nuit au début de la mauvaise saison.
  • Les ouvrières, très nombreuses, sont de sacrées travailleuses : elles assurent le nettoyage de la ruche, la fabrication de la cire, la récolte de l’eau, du pollen et du nectar, le gardiennage…

Les enfants sont subjugués par l’activité incessante et le bourdonnement des abeilles présentes sur le cadre de la ruche vitrée. D’habitude elles vivent dans l’obscurité de la ruche. Dans une colonie d’abeilles 1000 meurent chaque jour. Il y a donc un grand renouvellement.

Selon le type de miel que l’on veut obtenir, les ruches sont transhumées dans différentes régions, sur des terrains mis à disposition par des propriétaires qui reçoivent en contrepartie quelques pots de miel : dans la région de Toulouse pour le miel de tournesol, en Haute-Provence pour le miel de lavande, dans les Cévennes pour le miel de châtaignier et le Larzac pour le miel de thym. A ce propos, M. Almès rappelle aux enfants qu’en cas d’attaque des abeilles il vaut mieux se sauver que chercher à se défendre. En règle générale  les abeilles ne sont pas agressives si on ne les embête pas.

Les abeilles butinent dans un espace de 3 km, voire jusqu’à 6 km. Elles recherchent le nectar des fleurs qui servira à fabriquer le miel. Elles préviennent les copines, nous dit M. Almès, au moyen de danses, de vibrations et d’odeurs. En allant de fleur en fleur elles assurent la pollinisation des plantes et sont ainsi très utiles.

Elles se nourrissent de miel –pour l’énergie- et de pollen –pour grandir- mais actuellement la raréfaction des ressources de nourriture oblige parfois quand l’hiver est arrivé à leur apporter des compléments alimentaires.

  1. Almès montre aux enfants le matériel nécessaire à l’apiculteur pour, au moment de recueillir le miel dans la ruche, se protéger des piqûres d’abeilles : le port d’une combinaison, d’un voile pour la tête et de gants ainsi que l’utilisation d’un enfumoir. L’enfumage supprime les odeurs qui permettent aux abeilles de communiquer entre elles et de structurer la colonie. Au plus fort de la saison, une ruche peut contenir jusqu’à 60 000 abeilles contre 30 000 habituellement.

L’apiculteur procède ensuite à la dégustation de différents miels qu’il offre aux enfants, du plus doux au plus fort. Ils se régalent tous avec le miel de tournesol, le miel du Larzac toutes fleurs, le miel de lavande délicatement parfumé et pour terminer le miel de châtaignier au goût plus marqué. M. Almes explique que la cristallisation du miel est normale et naturelle et assure une meilleure conservation.

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Dans un second temps et toujours en présence des abeilles en démonstration, les deux  animatrices de L’Effet Gomasio prennent en charge les enfants autour d’une grande table garnie de plantes aromatiques et de fruits séchés. On passe à la pratique avec l’atelier cuisine pour confectionner deux samosas et une barre de céréales.

Pour le premier samosa, chaque enfant reçoit une demi-feuille de brick et un bol contenant un mélange à base de carottes rapées mi cuites, de fromage de brebis  frais et biologique et du miel.

La séance pliage peut commencer : après avoir déposé une bonne cuiller à café du mélange carottes-brebis-miel sur le coin gauche de la demi-feuille de brick pliée en deux, on forme le premier triangle puis le second et ainsi de suite (cf. pliage sur Internet). Les samosas sont ensuite déposés sur une plaque huilée (huile de tournesol) et mis au four préalablement chauffé pour la cuisson pendant 10 à 15 minutes. Chaque enfant récupère son samosa après cuisson.

Pour le second samosa, les enfants ajoutent au mélange de base carottes-brebis-miel, à leur guise et après les avoir goûtés le cas échéant, quelques extraits des plantes aromatiques fraîches et/ou séchées mises à disposition : fenouil, sauge, cumin, origan, estragon, aneth, menthe, basilic, graines de césame…

La seconde recette réalisée par les enfants concerne le flapjack ou barre de céréales énergétique.  Par groupe de deux, les enfants vont mélanger 200g de flocons d’avoine dans un saladier avec 100g de beurre fondu, une cuiller à soupe de miel des Cévennes, une cuiller à soupe de sirop d’agave. A leur choix ils pourront ajouter les fruits séchés rapés à disposition : noisettes, pommes séchées, coco rapé, amande, raisins secs, banane séchée, chocolat noir … La préparation terminée, ils la verseront dans des fonds de tarte individuels qui seront disposés dans le four chaud pendant 10 à 15 minutes.

À midi, chaque enfant part avec ses petites préparations qu’il pourra faire goûter à sa famille et amis. Les ateliers se sont déroulés dans une bonne ambiance. Les enfants ont été attentifs aux consignes qui leur étaient données et les plus timides marmitons se sont bien intégrés au groupe.

Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles découvertes culinaires.

Merci à M. Almès qui nous a fait partager sa passion pour les abeilles et à L’Effet Gomasio pour sa prise en charge gourmande des petits marmitons d’un jour.

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Compte-rendu de Régine Paris

Animation zéro déchet

“la famille zéro déchets”

Caroline Audibert nous proposera deux ateliers  :
• à Beaulieu le 16/09/2017 à 9h30à l’espace sportif
– Matinée des association» sur le stand de l’ARBRE
• à Restinclières le 24/09/2017 à 11h au stade
– au cours de l’opération «Nettoyons la nature»
zero dechet

Les plus jeunes, pourrons exercer leur créativité en fabriquant divers objets :

  • pots à crayon à l’aide de boites de conserve ou de bouteilles en plastique et de papier de magazine (voir photo ci-jointe),
  • un mobile pour l’extérieur à l’aide de perles de vieux colliers et de bouchons en plastique (voir photo ci-jointe).
  • personnages ou boite cadeau à l’aide de rouleau de papier toilette (voir photo ci-jointe).

Les grands, découvrirons des recettes simples et naturelles de produits ménagers

  • recette multi-usage,
  • recette nettoyage des surfaces,
  • recette pour nettoyage des vitres.
  • quelques recettes de cosmétique (huile démaquillante, dentifrice).

À ne pas manquer!

 

 

La sortie découverte du sentier nature des Carrières de Beaulieu

 Dimanche 20 septembre 2020 

Compte tenu des conditions sanitaires particulières liées à l’épidémie de Covid-19, la sortie découverte du sentier nature dans les carrières de Beaulieu, organisée dans le cadre des journées du Patrimoine par l’association A.R.B.R.E, le dimanche 20 septembre à 16 heures, était réservée aux adhérents et limitée à 30 participants. 

Le panneau 1 qui se situe sur le parking en face du gymnase.

 Le rendez-vous était fixé au parking du bois du Renard, en face du nouveau gymnase Edmonde Carrère. Yves Caraglio, botaniste et chercheur au CIRAD, a distribué des écouteurs et formé trois groupes de dix personnes. Le port du masque était obligatoire. 

Le rendez-vous de 16 h au point de départ du sentier des Carrières.

 Au départ nous avons rejoint le parking du théâtre des carrières où les enfants ont formé le groupe de tête pour cheminer le long du sentier grâce aux fourmis noires et rouges peintes sur des roches. 

Avec les 50 mm de pluie tombée la nuit précédente, la nature avait repris du tonus comme les deux buissons de chêne Kermès correspondant au premier panneau portant sur la relation plante/insecte. Déjà grâce aux 20 mm de la dernière pluie, la sarriette avait refleuri. 

Le chêne Khermès et sa cochenille

Tout au long du parcours, avec le respect de la distanciation physique et grâce aux écouteurs, les promeneurs ont pu profiter des explications fournies par Yves, jamais avare de précisions. En empruntant un des anciens chemins de carriers, il a évoqué le projet dans l’avenir d’installation de panneaux évoquant l’exploitation depuis les Romains du calcaire coquillier. Les traces laissées par les roues des anciens charriots et les fers des chevaux attestent d’une extraction ancienne et intense. 

Un ancien chemin de carriers.

Chemin faisant nous avons pu admirer ici une plante parasite à fleurs jaunes, là des gueules de loup bien vives. Ayant saisi au passage une fourmi volante –une reine-, Yves nous explique que même « coupée en morceaux » elle continue à vivre. On peut en ce moment observer des vols de fourmis mâles et femelles qui peuvent atteindre 40 mètres de hauteur pour s’accoupler. Il en est de même des abeilles. 

Petite pause devant le deuxième panneau consacré au pistachier térébinthe qui pousse à l’état naturel dans la garrigue, à la différence du pistachier lentisque –le restincle en occitan qui a donné son nom à la commune de Restinclières – le lieu où on plante le restincle- dont on ne retrouve plus la trace aujourd’hui sur nos deux communes. Il fut dans le passé utilisé pour en extraire le tannin destiné au traitement du cuir. 

Le pistachier térébinthe et ses pucerons.

Le troisième panneau concerne des plantes dont il faut se méfier comme le cornouiller sanguin, un arbuste qui produit des baies noires susceptibles, si on les consomme, de provoquer des vomissements à la différence du cornouiller mâle aux baies rouges avec lesquelles on fait de la confiture. Yves nous met en garde aussi contre la toxicité du muguet et du laurier rose

Là encore on peut admirer un ancien front d’extraction des carrières exploité manuellement qui pourrait, par la suite, faire l’objet d’un panneau informatif.

Les plantes à manipuler avec précaution.

Nous arrivons à proximité des plantes accrocheuses comme la salsepareille de faible hauteur -3 à 4 mètres- qui forme de grandes draperies dans les arbres qu’elle enserre. Idem pour la clématite. On passe à côté du théâtre des carrières. Un arbre est tombé la nuit dernière. De cet endroit on peut accéder à un promontoire sur lequel a été installée la croix des carrières et d’où l’on pouvait, jusqu’à il y a une trentaine d’années, admirer tout le village. La garrigue était alors exploitée pour sa pierre, le bois pour les charbonnières et elle servait aussi de pâture aux moutons. Yves nous invite à distinguer le paysage remanié par l’homme avec des points hauts suite à l’exploitation de la pierre, du paysage naturel. Dès le Moyen-Age l’extraction concernait des petites zones destinées à la construction de maisons, bâtiments religieux et agricoles. 

Les plantes accrocheuses.

Toujours guidés par les petites fourmis noires et rouges, nous arrivons face au parc des carrières, créé en 2013 par l’association A.R.B.R.E sur le site d’une ancienne décharge. Le trou a été comblé et le Département a répondu favorablement à la demande de réhabilitation de la commune de Beaulieu en finançant les premiers aménagements.
80 arbres d’origine méditerranéenne, à croissance lente, ont été plantés à l’occasion de la naissance des enfants dans la commune et sur la base du volontariat des parents. Une extension est envisagée. L’accès récent à l’eau du Bas-Rhône, grâce à l’intervention de la commune, facilite l’arrosage pendant la période estivale. Le panneau de présentation du parc récemment tagué va être remplacé. 

Arrêt devant le panneau du ciste de Montpellier, à l’entrée du parc des plantations : Une Naissance-un Arbre (UNA)

Devant l’entrée du parc un panneau sur le ciste de Montpellier a été installé récemment. Le feuillage vert foncé roussit avec la chaleur et peut servir d’indicateur aux pompiers sur les risques d’incendie. Ses fleurs sont blanches et il est absent de notre garrigue, à la différence du ciste blanc ou cotonneux, dont les fleurs sont roses. 

Le ciste de Montpellier.

Reprenant notre promenade, nous passons devant le panneau du fenouil puis en tournant à droite nous découvrons sur une petite butte le panneau du lierre. Petite pause pour écouter le commentaire d’Yves concernant cette plante qui a souvent une mauvaise réputation. Elle colonise des surfaces importantes et se reproduit rapidement une fois à la pleine lumière. Le lierre n’abîme pas l’arbre et met en place un ombrage au tronc. 

Par la suite il sera possible de modifier l’itinéraire avec un cheminement consacré à l’exploitation de la pierre qui pourra également nous conduire vers le village.
À proximité nous observons de la lavande sauvage et des plantes qui bénéficient de l’effet de nursing ou -pour parler français- de l’effet de facilitation à l’abri d’autres plantes dont elles s’émanciperont par la suite. Nous ne pouvons qu’être séduits par l’intelligence du monde végétal qui déploie des stratégies de développement et de survie remarquables. 
Nous passons devant une plante odorante –smilax- dont le parfum agréable est difficile à extraire. 

Le groupe est passé devant une odorante smilax.

L’avant-dernier panneau concerne le figuier. Une animation en 2019 dans les écoles de Beaulieu et Restinclières a rencontré un beau succès et permis aux enfants de se familiariser avec la biologie de reproduction complexe du figuier. 

Le figuier.

Un magnifique chêne vert clôturera cette balade. Alors que tout était pelé –pâture et exploitation de la pierre-, ce chêne a pu se développer à son aise sans subir des coupes meurtrières et en retour il assurait un bel ombrage aux bergers et bergères ainsi qu’aux moutons de ce temps révolu. Cet arbre qui pousse habituellement en peuplement est très dominant et ne laisse pas beaucoup de place aux autres plantes. La yeuse est l’autre nom du chêne vert et l’euzière, le lieu où il est planté. A cette occasion Yves rappelle que la toponymie est souvent en relation avec la botanique. Ainsi en est-il du lieu-dit « Ginestet » dépendant de Beaulieu qui désignait un lieu planté de genêts servant à fabriquer de la toile de maison. Un participant à la promenade nous signale que la consultation des anciens cadastres informait sur l’utilisation des terres –ce qui n’est plus le cas aujourd’hui-.

Le chêne vert termine la découverte du sentier nature des Carrières.

La promenade-découverte du sentier nature est terminée. Elle va néanmoins se prolonger jusqu’au parking avec les réponses d’Yves à quelques questions. De même il montre aux enfants et aux adultes un « diablotin », sorte de mante-religieuse de couleur grise ou verte qui possède deux pattes ravisseuses. 

Nos petits Poucets qui ont conduit la promenade n’ont pas eu besoin de retrouver les petits cailloux : les fourmis les ont bien guidés. Les plus grands ont apprécié les explications toujours claires et savantes d’Yves Caraglio. 
Un clin d’oeil à la « calament », sorte de menthe sauvage, avec ses perles dorées odorantes sur les feuilles : les ajouter à une salade de tomates, c’est divin…

Avant de se séparer, Jacqueline Taillandier, présidente de l’association ARBRE, rappelle que la conférence « Être une plante en garrigue. Résister à la sécheresse, survivre ou mourir. » est programmée à 18 h à la salle municipale du foyer à Beaulieu le dimanche 11 octobre en complément de la sortie sur le stress hydrique des plantes qui s’est déroulée début juillet. 

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Régine Paris
Avec la relecture bienveillante d’Yves Caraglio et les photos de Patrick Paris. 

Plantations UNA 2019

Dimanche 8 décembre – Campagne de plantations dans le cadre d’Une Naissance 1 Arbre (UNA)

Beaulieu et Restinclières

Les naissances qui ont eu lieu entre les mois d’octobre 2018 et 2019 ont été célébrées par la plantation d’un arbre mis à disposition par les communes de Beaulieu et Restinclières sur les parcs de chacune des municipalités.

Nous avons bénéficié d’une belle journée ensoleillée, quasi printanière. L’équipe de bénévoles et les familles qui se sont inscrites à l’animation ont beaucoup apprécié ce moment convivial proche de la nature locale. Nous tenons aussi à remercier les équipes municipales des communes qui soutiennent notre démarche de découverte, de sensibilisation et d’éducation à notre environnent local.

Pour les espaces des senteurs créés sur chacun des parcs et dédiés à la mémoire de Jean-Pierre Fels , Yves Caraglio a planté des plantes aromatiques : rosiers de Damas, sauges officinale, des sauges grahammii. Catherine Fels a participé à la plantation en y installant une myrte à Beaulieu et un choisya ternatea à Restinclières.

Parc la Roselière à Restinclières

Après le traditionnel tirage au sort des arbres à planter, les plantations ont eu lieu l’après-midi au parc de la Roselière à Restinclières avec la participation de sept familles et en présence du maire, Geniès Balazun. Cette année il y avait 6 variétés d’arbre à planter : pruniers, abricotiers, Feijoas, grenadiers, figuiers, et poiriers.
Les plants en containers de 5 litres ont fait l’objet d’une séance de préparation des racines avant leur plantation par Claire Atger, membre de l’association et spécialiste de la gestion et du diagnostic racinaire.

Avant de passer aux travaux pratiques, Claire Atger, spécialiste des systèmes racinaires, a pris la parole pour prodiguer quelques conseils aux planteurs. C’est ainsi qu’elle a rappelé que c’était la bonne saison pour planter et que concernant l’achat des plantes, il ne fallait pas se fier seulement à la partie supérieure de la plante. Il convenait de s’intéresser aussi à la composition de la motte. 

Les sujets à planter cette année sont d’assez grande taille. Ils ont quelques années de culture et sont présentés dans des containers, garnis d’un terreau très riche en matières organiques (engrais). Bien arrosés, ils ont connu une croissance rapide. On assiste souvent à une spiralisation des racines qui risquent à la longue d’étrangler l’arbre. Il conviendra donc impérativement d’aérer la motte et de sectionner quelques racines. Ainsi en pépinière, il ne faut pas hésiter à sortir les mottes des containers pour regarder l’état des racines. Il peut être nécessaire aussi de  tailler la partie supérieure. Il faut être un peu « violent », nous dit Claire Atger. 

Quand on passe à la plantation, il faut conserver des racines et régler la hauteur de plantation en tenant compte du tassement. Il ne faut pas planter trop bas. On creuse le sol, on pose l’arbre -qui aura été au préalable trempé dans une sorte de boue pour colmater les blessures des racines- au fond du trou puis on mélange la terre du trou avec la terre du container, on remonte un peu l’arbre.

Arrive l’étape du « plombage » : on arrose pour chasser l’air du trou de plantation.

Bien conseillés, les jeunes planteurs passent à l’action sous l’œil bienveillant d’Yves, François et Jean-Paul.

Les plantations terminées, un nouvel hommage est rendu à Jean-Pierre Fels dont le slogan était : Mieux connaître la nature pour mieux la protéger. Louise Achard rappelle l’énergie sans faille de Jean-Pierre qui a œuvré avec conviction au développement de l’association. Un espace a été réservé pour la plantation de rosiers et de plantes à parfum que l’on va enrichir chaque année. Pour Yves c’est la fidélité à ses grands-parents provençaux dont c’était la spécialité.

Il est rappelé que le nom du village –Restinclières- vient du mot occitan « restincle » qui désignait le lieu où on  plantait le pistachier lentisque utilisé autrefois pour le tannage des peaux. Ce pistachier a disparu de la nature d’où l’idée de le réinstaller pour réhabiliter des zones en friches.

Pour clore cette belle après-midi, un goûter est offert aux grands et aux petits avec quelques pâtisseries maison confectionnées par Jacqueline, Louise et Régine et des boissons froides et chaudes.

Vers 16h30, la fraîcheur arrive qui nous rappelle que nous approchons de l’hiver. Il faut calfeutrer les bébés et songer à ranger les outils.

Une dizaine de parents ont adhéré à A.R.B.R.E, une bonne action pour lui permettre de continuer à grandir  !

Une plantation réussie.

Parc des Carrières à Beaulieu

À Beaulieu les plantations ont eu lieu le dimanche matin avec une bonne douzaine de variétés telles que : Cudrania, Platane, Cormier, Sorbier, Grenadier, Arbousier, Argousier, Houx, Pinsapo, Toona, Erhetia, Cytise…
Nous avons accueilli les jeunes parents et les bébés de l’année et parfois aussi les grands-parents venus donner un coup de pioche. Les avant-trous avaient été préparés par des bénévoles de l’association pour permettre une plantation plus aisée.

Yves Caraglio le botaniste, Jean-Paul Taillandier le responsable des parcs et François Bertin un des fondateurs de l’association, étaient présents pour aider les planteurs.
La matinée a commencé par le tirage au sort des jeunes pousses puis chacun a rejoint l’emplacement numéroté pour procéder à la plantation.

Un café préparé par François et un jus de pommes chaud parfumé aux épices confectionné par Louise Achard étaient proposés aux travailleurs du dimanche.

Les plantations effectuées, parents, enfants et grands-parents ont écouté les explications d’Yves sur l’historique du parc, installé il y a six ans à l’emplacement d’une ancienne décharge, et la philosophie à la base de son aménagement – exclusivité des plantes méditerranéennes qui doivent progressivement se « débrouiller » toutes seules-. À partir du printemps, les parents sont invités à donner un coup de main pour l’arrosage et le nettoyage du parc.

Cette année l’arrosage a été facilité par l’accès direct à l’eau du bas-Rhône grâce à l’intervention de la commune et des bénévoles qui ont installé les tuyaux.  

Jacqueline Taillandier, la présidente d’A.R.B.R.E, a rappelé les différentes activités de l’association et a invité les participants à consulter le site Internet de l’association régulièrement mis à jour : arbre34160.org 

La matinée s’est achevée par un hommage à Jean-Pierre Fels, à l’origine de l’association A.R.B.R.E, qui est décédé le 14 février dernier. Louise Achard, vice-présidente, a rappelé l’attachement de l’ancien président aux deux parcs qu’il a contribué à créer. En bordure des rochers,  des rosiers et des sauges ont été plantés en sa mémoire avec l’aide de son épouse, Catherine. Cette cérémonie s’est déroulée en présence de Jean-Luc Bourdenx, conseiller municipal, qui représentait également le maire empêché. Notons aussi la présence de Jeanne Castan, ancienne adhérente de l’ADEB  qui a fusionné avec l’association REST’ENVI pour donner naissance à l’A.R.B.R.E.

Nous avons ensuite partagé le pot de l’amitié dans une ambiance printanière propice aux échanges.

L’entrée du parc des Carrières à Beaulieu.

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À bientôt.