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Regards croisés

l’Olivier : tellement ancien mais toujours moderne ! 

Toujours dans le souci de faire connaître notre environnement de vie proche, l’association ARBRE vous propose pour sa 5e édition un « Regards Croisés » sur l’Olivier : tellement ancien mais toujours moderne !

Cette manifestation se déroulera du 10 au 18 novembre 2017

À la bibliothèque de Restinclières (près de l’église ici)

  • Exposition sur l’Olivier visible à partir du vendredi 10 novembre à la bibliothèque municipale de Restinclières.
  • Visites de l’Oliveraie de Michel Marquez le samedi 18 novembre
    départ à 16 h de la bibliothèque de Restinclières.
  • Atelier tapenade pour les enfants le mercredi 15 novembre (uniquement sur inscription).

À la salle du foyer de Beaulieu (près du stade ici)

  • Samedi 18 novembre à 20h sur l’histoire de la transformation de l’olivier par l’homme au cours des siècles et sur la culture et la production de l’olivier. Avec la participation de Jean Frédéric Terral, professeur à l’université de Montpellier et chercheur à l’ISEM (Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier) et Jean-Michel Duriez, Directeur Adjoint de l’AFIDOL (Association Française Interprofessionnelle de l’Olive).Cette soirée est gratuite. Elle sera suivie d’un débat avec le public et les producteurs locaux et sera clôturée par un buffet.
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Rameaux Olives Tournantes

Depuis les années 1990, la culture de l’olivier s’intensifie et en corollaire se développent des pratiques en rupture avec l’image de l’olivier : plantation à haute densité, mécanisation de la récolte et augmentation des intrants (eau, engrais, traitement). L’image d’une culture « naturelle » disparait.

La culture de l’olivier pour des secteurs en difficulté a eu aussi pour conséquence la mise en place d’oliveraies dans de nouvelles zones produisant une prolifération de la mouche de l’olive, facteur de risque particulièrement surveillé.

Combinée à des facteurs du milieu changeant (augmentation des températures, modification des régimes de pluies) mais aussi à une demande de la société de plus en plus soucieuse de produits locaux et de qualité, la production oléicole se doit de raisonner la diversification variétale, les techniques de taille et la lutte contre la mouche. Mieux gérer, c’est mieux connaître et bien que l’homme et l’olivier se côtoient depuis des millénaires, l’histoire de la transformation de cette plante au contact de l’homme et sa culture  nous cachent encore bien des secrets.

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Regards croisés

Hier et aujourd’hui
Notre environnement proche
Evolution de notre perception de la nature

Jean-Pierre Fels, président de l’association ARBRE présente en quelques mots les objectifs de l’association et les actions menées dernièrement par les bénévoles, notamment les sorties nature à proximité des deux villages. Il rappelle aussi la nécessité d’apporter un soutien actif en adhérant à l’association.

Yves Caraglio, botaniste, chercheur et agriculteur, est chargé de conduire les débats.

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La soirée commence avec le visionnage d’un montage vidéo à partir du témoignage de Monsieur Hubert TESSE, ancien métayer au mas du château à Restinclières, qui indique qu’en l’espace de 50 ans on est passé de 40 à 3 exploitants agricoles. Il est question aussi du Pic Saint-Loup dont l’apparence donne lieu à des conjectures atmosphériques par rapport aux travaux agricoles.

Édouard Aujaleu, Président des Amis du musée Fabre à Montpellier, prend le relais pour nous parler de l’invention du paysage en prenant la précaution de le différencier de l’environnement, milieu où interagissent des éléments physiques.

Le paysage résulte d’un regard spécifique d’origine artistique et est lié à notre histoire culturelle et personnelle. Il est le fruit de représentations artistiques très larges comme la littérature, la peinture, la télévision, les publicités.Édouard Aujaleu fait référence à Oscar Wilde qui affirmait dans Le déclin du mensonge que c’est la vie qui imite l’art et non l’inverse.

Sur l’écran s’affiche le tableau de William Turner Pluie, vapeur, vitesse -1844 :

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Bioulès a peint le Pic Saint-Loup :

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De même Cézanne a largement contribué au succès de La montagne Sainte-Victoire :

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Le paysan a une vision pratique et non esthétique du paysage. Des sociétés comme l’Inde ne sont pas paysagères. En revanche la Chine reste la première société paysagère.

Dans les sociétés occidentales il faut attendre la Renaissance pour la mise en lumière du paysage à travers la fenêtre.

Robert Campin (1378-1444), peintre primitif flamandLa Madone à l’écran d’osier (entre 1425 et 1430) :

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Jacob Van Ruysdael – Vue de Harlem – 1670 :

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Les éléments naturels acquièrent alors une valeur esthétique.Édouard Aujaleu parle d’une laïcisation du paysage qui perd sa valeur religieuse. L’invention de la perspective permet aussi une mise à distance. Pour l’élite urbaine et à la différence du paysan, le «pays» n’est pas le milieu du travail.

À la Renaissance, la perception du pays se définit par trois données ou trois natures :

  • La nature sauvage : les montagnes et les forêts
  • L’espace agricole
  • Le jardin d’agrément né d’une perception culturelle.

Rossellino – Le jardin du pape Pie II Piccolomini à Pienza – 1450 :

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1 – La campagne – c’est ce qui entoure le village et qui est en partie cultivée et en partie sauvage.

Poussin Ruth et Booz ou l’été 1660-1664 :

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Les peintres du Nord ont largement contribué à la peinture de paysages.

Meindert HobbemaLe chemin de Middelharnis – 1689 :

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Les impressionnistes ont peint une campagne plus modeste.

Claude MonetCoquelicots – 1873 :

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2 – La montagne   –

Avant la fin du XVIIIe siècle, la montagne était considérée comme le pays affreux, dangereux, froid, hostile. Montesquieu après un voyage au Tyrol a trouvé que c’était un très mauvais pays. William Turner a ressenti la même chose après un séjour à Bonneville. Cela va changer avec Rousseau et sa Nouvelle Héloïse. Les romantiques vont mettre au goût du jour l’esthétique du sublime : le paysage vous élève.

FriedrichLe voyageur contemplant une mer de nuages – 1818 :

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Mais en matière de montagnes, c’est la photographie qui va permettre une sensibilisation à une esthétique particulière (les crevasses …).

3 – Il en sera de même des rivages marins –

Van GoyenScène de plage – 1638 :

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William TurnerLa plage de Calais – 1803 :

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Sorolla – Promenade sur le bord de mer – 1909 :

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Avant la mer était inquiétante. M. Aujaleu recommande la lecture du livre d’Alain Corbin Le Territoire du vide. L’Occident et le désir du rivage. Les naufrages, le déchainement des éléments ont une beauté terrible. Il a fallu du temps avant que cela représente un beau spectacle. On contemple désormais le déchainement de la nature.

4 – Le désert –

Le goût pour le désert est venu de la littérature, de la peinture, du cinéma (les westerns). La réalité est bien différente. Il s’agit la plupart du temps de déserts de cailloux. On voit Les dunes au cinéma ou dans les tableaux des peintres orientalistes. Monument Valley, La Prisonnière du désert de John Ford (1956), Le crabe aux pinces d’or (Hergé) ont forgé notre imaginaire.

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La beauté de la nature sauvage est née aux Etats-Unis où ont été créés les premiers parcs nationaux. Il s’agit alors d’encadrer un fragment de paysage.

BierstadLes montagnes rocheuses – 1870 :

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La perception du paysage n’a rien de naturel. C’est une création culturelle nous dit Édouard Aujaleu.

La perception esthétique a d’abord été le privilège des couches privilégiées de la société.

L’agriculteur moderne n’est plus un paysan. Il a désormais un regard distancié.

On parle actuellement de protection des paysages mais peut-on affirmer qu’il y a une dégradation des paysages ? Deux exemples interrogent :

  • Le pont du Gard constitue aujourd’hui un vrai paysage construit, objet de tous les soins.
  • Le viaduc de Millau a institué le paysage que l’on admire aujourd’hui.

Sur une question d’une auditrice évoquant Ulysse,Édouard Aujaleu parle d’une exception. Dans l’Odyssée, Ulysse revient à Ithaque et on a des descriptions de son voyage mais la mer est dangereuse et n’est pas considérée comme positive.

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Avant de donner la parole à Jocelyne Bonnet-Carbonell, ethnologue, qui va nous parler de la vie dans les mazets, Yves Caraglio nous fait entendre le témoignage émouvant d’un habitant de Beaulieu, Emile Lioure, sur le travail dans les carrières et les différents outils utilisés notamment l’escoude.

La vie dans les mazets, c’est 2500 ans d’histoire !

Mazet dans la commune de Beaulieu :

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1000 ans avant J.C. des gens habitaient des territoires peu exploités. Mme Bonnet nous parle de la cabane de la Liquière de Calvisson dont la construction remonterait à 7 siècles avant J.C. De forme oblongue, elle était constituée d’une seule pièce. Elle cite également la cabane de Gailhan que l’on situe 5 siècles avant J.C., une sorte de mazet composé de deux pièces à la toiture constituée de branchages et de terre, dans lequel on stockait des matériaux. Des archéologues ont repéré deux feux, un feu intérieur sacré sur une plaque de terre décorée et un feu extérieur, des étendoirs, des bancs de pierre pour se coucher et s’asseoir.

Reconstitution de la cabane de Gailhan :

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Les mazets vignerons, constitués d’une ou deux pièces, se différencient des capitelles, cabanes de bergers en pierres locales. A Calvisson on peut voir un mazet construit en 1870 et entouré de murs.

Capitelle dans la commune de Beaulieu :

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Avec la déprise agricole –l’arrachage des vignes- les mazets sont de plus en plus abandonnés ou ont été transformés en maison secondaire, voire en habitation principale avec une transformation de leur apparence.

Le mazet vigneron a constitué un véritable art de vivre pendant des siècles. Nos ancêtres nous l’ont légué. Par sa situation en dehors du village il répondait à la fonctionnalité de la vigne. Leurs habitants élevaient des chèvres, des cochons, des volailles. Ils mangeaient peu de viande, chassaient le gros gibier et consommaient du poisson.

Dans les temps anciens, les Etrusques cabotaient en Méditerranée. Ils laissaient leur cargaison au Caylar. Des vases noirs sont en cours de découverte. Ils contenaient du vin. A l’époque on bougeait, on vivait, on commerçait. L’anchois était utilisé dans de nombreux plats –l’omelette- pour saler et épicer. Faute de légumes cultivés, on mangeait de la salade sauvage –la roquette-, des escargots. Ces habitudes sont restées dans l’inconscient collectif.

Cet habitat modeste (40 à 60 m2) composé de deux petites pièces va influencer les modes de vie. On le construisait avec les pierres trouvées sur place. Il y avait peu ou pas de fenêtres, pas d’eau, mais toujours des bancs, une cheminée et un piège à lapins. Les protestants plantaient un cyprès. Pour la naissance d’une fille les catholiques plantaient un grenadier. C’était la maison des hommes en Languedoc. On peut parler d’un art de vivre masculin et saisonnier –de mars-avril à octobre-. A certaines occasions on y invitait ses proches. On consommait de la crème de lait stockée dans de grandes jarres, des plats cuisinés provenant de la maison principale. On grillait des saucisses. Jusqu’au XIXème siècle on vivait dans des villages en hauteur car les routes étaient embourbées. Aujourd’hui ces petites maisons sont menacées par notre incompréhension. Mme Bonnet aimerait sensibiliser les maires à la protection de ce petit bâti. A Calvisson des panneaux informent les promeneurs sur les mazets.

Jocelyne Bonnet nous apprend que tous les vignobles d’Europe ont les mêmes mazets. On peut parler d’une civilisation du mazet. En Hongrie elle a été reçue par des occupants d’un mazet qui lui ont fait goûter le lard grillé à l’extérieur et présenté sur une grande tranche de pain, accompagné de vin et d’alcool : art de vivre masculin.

Elle évoque les quelques mazets qui subsistent au bord du Vidourle et qui sont menacés de disparition. C’est, nous dit-elle, notre civilisation régionale qui est menacée. Il faut les protéger. En Italie, en Roumanie et en Hongrie les mazets ne sont pas en ruine.

Sur une question d’un auditeur qui évoque la disparition de leur utilisation traditionnelle liée à la vigne, elle précise que leur fonction familiale perdure.

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Pour conclure, Yves Caraglio évoque l’évolution de la population des deux villages : en 1980, 500 habitants à Beaulieu et 200 à Restinclières. Aujourd’hui chaque village avoisine les 1700 habitants. Pour accueillir ce surcroît de population on a augmenté la densification au kilomètre carré d’où des lectures différentes de paysages.
Se pose aujourd’hui le problème du lien social. Les fêtes de village et les associations ont un rôle à jouer.

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La soirée s’est poursuivie avec des échanges autour de quelques agapes gourmandes sans oublier l’exposition de reproductions de mazets miniatures confectionnées avec talent par Florence Begni dont l’atelier se visite à Lecques (florence.begni.les prosdemaville.fr).

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Le compte-rendu témoigne de la qualité des deux intervenants que nous remercions chaleureusement.

Pour ARBRE : Régine Paris

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Article Midi Libre + web-chronique

Regards croisés

Samedi 05 novembre 2016

L’A.R.B.R.E. vous invite à venir participer à la journée « Hier et aujourd’hui  » pour mieux connaître notre environnement proche (Beaulieu et Restinclières).

  • 14h30 Animation jeunesse à la Maison pour tous de Restinclières
  • 20h  Débat Regards croisés à la salle de l’esplanade du Pic St Loup de Beaulieu

 

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–> Programme détaillé <–

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Regards croisés sur le climat

Y’a plus d’saisons

Cette année nous avons proposé de s’interroger sur les changements climatiques en cours, en marge de la COP21. Mais avec la conviction qu’il nous faut chacun à notre mesure et avec l’aide de scientifiques reconnus et d’un philosophe essayer de mieux appréhender ce que sera notre environnement de demain.

La soirée-débat «Regards croisés»
Une soirée animée par Yves Caraglio – Chercheur au CIRAD, enseignant à l’université de Montpellier et agriculteur – à la salle de l’ancienne cave coopérative de Beaulieu. Des regards croisés avec la participation de scientifiques de haut niveau et d’un philosophe habitant la région et un public qui a été très attentif aux explications fournies sur les caractéristiques et les conséquences du changement climatique en cours et a été invité à approfondir cette connaissance pour être en capacité de choisir librement un mode de vie compatible avec la survie de notre planète.

Ce jour là, l’association a proposé un premier temps forts en accès libre et gratuit : l’animation jeunesse l’après-midi à la Maison pour Tous de Restinclières qui a rassemblé une quarantaine d’enfants pour une découverte ludique et scientifique du climat avec les Écologistes de l’Euzière et le Météosite du Mont Aigoual.

ARBRE YAPDS 8

En aparté :
Nous venons d’apprendre le décès de l’écrivain Jean Joubert ; à l’âge de 87 ans; il est mort dans la nuit de vendredi 27 à samedi 28 novembre 2015.
Jean Joubert

Il y a tout juste un an lors de notre soirée «les pus belles histoires de la nature» il avait parlé de son intérêt pour la défense de l’environnement. Il avait dédicacé avec plaisir ses livres pour enfants et pour adultes. Il était heureux de ces rencontres qu’il continuait à animer dans la région sans oublier la Maison de la Poésie à Montpellier qu’il présidait.
C’était une grande figure de la vie littéraire française. Prix Renaudot 1975 pour son roman L’Homme de sable, il venait de recevoir le prix Roger-Kowalski de la ville de Lyon, à l’occasion du Printemps des poètes.

Nous avions beaucoup apprécié les moments passés en sa compagnie et nous exprimons nos condoléances à ses proches dans cette période douloureuse.

Regards croisés sur l’éducation à l’environnement

Entre un auteur, un botaniste et des écologistes

Pour la troisième fois depuis sa création, l’association ARBRE organisait samedi soir à Beaulieu sa conférence – rencontre annuelle « Regards croisés », intitulée cette année « les plus belles histoires de la Nature », sur le thème de l’éducation à l’environnement. Jean-Pierre Fels, président de l’association., a remercié tous ceux qui ont participé à la réalisation de cet événement.

Nous ont honoré de leur présence : Madame Vassas Meijri conseillère générale, et Arnaud Moynier maire de Beaulieu.

Trois invités de prestige pour cette dernière mouture :

• l’écrivain et poète renommé Jean Joubert dont les ouvrages ont été souvent récompensés de prix littéraires (tel le prix Renaudot pour son roman l’Homme de sable)

• notre botaniste préféré Yves Caraglio

• les Ecologistes de l’Euzière représentés par Jean-Pierre Vigouroux et Jean-Paul Salasse.

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Alexia Soussen, étudiante et bénévole de l’association, a présenté Jean Joubert. La jeune fille a souligné le lien puissant avec la nature qui émane de ses écrits et la part importante de ses œuvres pour la jeunesse qui le désignaient de manière presque évidente pour intervenir sur ce sujet. Après avoir répondu aux questions de Jean Pierre Fels concernant son œuvre, l’auteur a lu quelques-uns de ses poèmes et son beau livre pour enfants « Arbre, mon ami », expliquant au passage le rôle essentiel de la forêt de son enfance, autour de Montargis, dans le Gâtinais, dans son inspiration personnelle.

Une fois n’est pas coutume, notre éminent botaniste Yves Caraglio avait choisi cette fois de parler des oiseaux de nos régions – à quels signes distinctifs reconnaître des oiseaux migrateurs tel le rollier ou les oies sauvages, des rapaces comme le circaète jean-le-blanc – le tout agrémenté d’un choix de photos magnifiques. Comme toujours clair et concis, simple et lumineux, l’exposé a captivé son auditoire ; une série de planches affichée dans la salle complétait son intervention (une exposition aimablement prêtée par la Maison Départementale de l’Environnement).

les oiseaux

Exposé « Les oiseaux de nos régions » ⎜©Y. Caraglio ⎜2014

 

Jean-Pierre Vigouroux, qui avait animé dans l’après-midi un atelier nature à Restinclières, a ensuite expliqué en quoi consiste l’action des Ecologistes de l’Euzière ou comment allier découverte, émerveillement, émotion, voire rêverie, tout en apprenant de façon ludique avec des scientifiques heureux de faire partager leurs connaissances et leur amour de la Nature.
Par l’intermédiaire de l’A.R.B.R.E., les enfants des écoles de Beaulieu et Restinclières ont déjà bénéficié de leurs animations et Monsieur Ambrosino, instituteur à Beaulieu, a pu présenter un petit film où les élèves relatent de façon touchante leurs impressions et leurs émotions à la suite de ces expériences. Le président de cette association très dynamique, Jean-Paul Salas, a conclu la conférence sur un rappel de notions essentielles mais souvent oubliées, voire négligées, comme :

l’appartenance de l’être humain à la nature, dont il est partie prenante, et qu’il ne pourra jamais soumettre à sa convenance.

Le public et les intervenants ont ensuite pu converser autour de la collation offerte par l’ARBRE, tandis que Jean Joubert dédicaçait ses livres avec un mot gentil pour chacun de ses lecteurs.

A.R.B.R.E.
Association Restinclières Beaulieu pour le Respect de l’Environnement
www.arbre34160.fr

Les merveilles de la nature

Animation « Les plus belles histoires de nature »

Les écologistes de l’Euzière ont initié petits et grands aux merveilles de la nature. 

Invités à la Maison pour Tous de Restinclières par l’A.R.B.R.E., un petit groupe d’écologistes de l’Euzière ont animé samedi après-midi des ateliers sur les thèmes de la géologie et de la flore de notre garrigue – différentes formes de pollinisation, insectes locaux, etc.

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Une soixantaine de familles se sont succédées à ces ateliers à la fois ludiques et instructifs, où Mathias illustrait par exemple la formation d’un pli et de strates géologiques avec des pâtes de fruits colorées, utilisait des crêpes et de la pâte à tartiner en lieu et place de roches tendres ou de sédiments – afin d’inciter son auditoire à « goûter la géologie ».
Les visiteurs pouvaient également feuilleter ou acheter les superbes ouvrages du Collectif des Garrigues et s’instruire sur le cycle de l’eau grâce aux panneaux du SYMBO (Syndicat Mixte du bassin de l’Or.

À 16h, Jean-Pierre Vigouroux, animateur nature, a conduit un groupe d’une vingtaine de personnes sur les berges du ruisseau des Combes (ou du mas de Lauriol) afin d’étudier un exemple de ripisylve (les arbres et plantes poussant au bord d’un cours d’eau). Munis de petits récipients transparents, enfants et adultes ont pu collecter plantes et feuilles puis les coller sur un mini herbier fourni par nos écologistes. Bilan de l’opération : un bel après-midi à la fois instructif et distrayant, qui se prolongeait par la soirée Regards croisés sur les plus belles histoires de la nature à Beaulieu, avec l’écrivain Jean Joubert, le botaniste du CIRAD Yves Caraglio et les Ecologistes de l’Euzière.

A.R.B.R.E.
Association Restinclières Beaulieu pour le Respect de l’Environnement
www.arbre34160.fr

 

Stand « Les plus belles histoires de nature »

Thèmes abordés

les insectes (croissance, développement, métamorphose, écologie) à

la dissémination des fruits et graines

milieux et paysages

À partir :

d’objets de nature, mis en valeur comme des bijoux sur de petits coussins noirs (au dessous une nappe rouge) et servant de points de départ aux histoires racontées, en partant notamment des questions que se pose le public ou de ce qu’il connait déjà

d’illustrations venant soutenir le propos

de petits jeux

 

Exemples d’objets présentés :

mue (exhuvie s.s.) de cigales… conduit à l’histoire du cycle de vie de la cigale : larves souterraines, émergence de l’adulte, chant du mâle…

« cocon-nid » (oothèque) de mante religieuse

cocon du Grand paon de nuit

fruits accrocheurs de la lampourde (hérissé de petits crochets, dispersion par fourrure) et sandale à scratch (=velcro, pour velours-crochets ; même principe d’accrochage, inspiration de l’homme par la nature), fruits plumeux de la clématite, du pissenlit (vent), noix de coco (eau), graines d’avoine sauvages qui détortillent leurs longues arêtes à l’humidité (incroyable, ça bouge !) et progressent ainsi au sol pour finir par se semer elles-mêmes…

Exemples de jeu :

« Puzzle » du Languedoc
Grand panneau de 2 m x1m représentant les grands milieux naturels de la Région. Le public dispose de photos d’espèces qu’il doit replacer sur le tableau dans son habitat naturel correspondant.

« Où ça s’accroche ? »
En lançant des fruits de Lampourde sur un joli assemblage de tissus différents, plus ou moins « bouclés », il s’agit de voir où ils s’accrochent le mieux.

Jean-Pierre Vigouroux
Les Écologistes de l’Euzière

Domaine de Restinclières  
⎜
34730 PRADES-LE-LEZ
Standard : 04 67 59 54 62 ⎜
www.euziere.org